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Pour qui te prends-tu ?

7 FÉVRIER 1999

 

En ligne depuis le vendredi 26 août 2005.
 
 

Pour qui te prends-tu ? De quel droit te permets-tu de parler ainsi ? Tu n’es pas le centre du monde

Ces réflexions, et certainement beaucoup d’autres, nous les avons entendues. Vous comme moi. Elles nous ont fait mal, surtout venant de proches, de la famille ou d’intimes. Elles nous ont fait réfléchir, elles nous ont peut-être permis de tourner sept fois notre langue dans la bouche avant de parler, ce qui est somme toute très positif, mais elles ont eu aussi souvent comme conséquence de nous réduire au silence et de taire notre témoignage. Pourtant, aujourd’hui, le Seigneur est très clair : " Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde. " Ce n’est pas être présomptueux que de le croire, c’est simplement se mettre à l’école de notre Dieu. " Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde " Des hommes viennent de répondre à l’appel de Jésus, nous sommes ici au début de l’évangile de Saint Matthieu, le discours de Jésus commence par les béatitudes : heureux ceux qui ont une âme de pauvres, heureux les doux, heureux les affligés et se poursuit par la mise en pratique de ces Béatitudes dans le passage que nous venons d’entendre. À peine rassemblés autour de Jésus, les disciples sont invités à se tourner vers le monde : " Vous êtes la lumière du monde ". Pas question d’abord de se tenir chaud, ils sont envoyés. Dans d’autres passages de l’évangile nous lisons dans la bouche de Jésus " la lumière du monde c’est moi " (Jn 8, 12).

Alors de qui s’agit-il ? C’est lui ou c’est nous ? C’est nous dans la mesure ou nous sommes lui. C’est lui car il le réalise en nous. Cette lumière ne vient pas de nous à l’image de ce clair de lune que nous admirons et qui nous fait rêver : Alors que ce que nous voyons, n’est que le reflet du rayonnement solaire. Il n’y a aucune fausse gloire à se dire " lumière " pour nos frères quand notre première démarche est de reconnaître que cette lumière ne vient pas de nous. Qu’elle nous est donnée par pure grâce, non comme un trésor à garder jalousement mais comme un trésor à partager, qui enrichit l’autre sans nous appauvrir, bien au contraire ! Etre lumière du monde c’est avant tout suivre le Christ. C’est-à-dire répondre au seul commandement, au seul " mode d’emploi " qu’il nous donne dans l’Ecriture pour rejoindre le Père : Aimer. Pas seulement comme le monde aime (l’amour de ses amis) mais comme Dieu aime (jusqu’à aimer ceux qui ne vous aiment pas) Le prophète Isaïe nous le rappelle dans la première lecture : " si tu donnes de bon c_ur à celui qui a faim, et si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres ". Notre fidélité au Dieu tout puissant doit se traduire en _uvres très concrètes de charité envers le prochain. Etre lumière du monde c’est voir et accueillir l’amour que Dieu nous offre pour avoir envie d’en vivre en le partageant.

À la suite de la lumière, l’image du sel n’en est pas moins riche. Le sel est, à la fois, celui qui purifie, celui qui conserve et celui qui donne du goût. Purifier : Dans un monde ou en reprenant Saint Paul nous réalisons que " tout est possible mais que tout n’est pas profitable " (1Co.10, 23), il est bon de pouvoir nommer le Mal et le Bien. Sans juger mais sans compromission. Conserver : Conserver le trésor de la révélation pour qu’il ne se perde pas et que chaque génération puisse en vivre. Si nous n’en parlons pas comment le Christ sera-t-il connu ? Donner du goût : Donner du goût à ces existences qui sombrent dans le désespoir faute d’avoir un but, un idéal. " Mais si le sel s’affadit comment redeviendra-t-il du sel ? Il n’est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent ".

Si le sel s’affadit, c’est-à-dire, si le chrétien n’est plus vraiment chrétien, alors non seulement il n’est plus ce qu’il y a de meilleur, mais il devient ce qu’il y a de pire. N’est pas chrétien d’abord celui qui se dit chrétien, est chrétien celui qui suit le Christ.

Enfin, être la " Lumière du monde ", le " sel de la terre ", il y a de quoi s’interroger sur nos capacités, sur notre savoir-faire ! C’est alors qu’avec Saint Paul nous pourrons affirmer que notre langage, notre proclamation de l’Evangile, n’a rien à voir avec le langage d’une sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestera à travers nous pour que la foi du monde ne repose pas sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu.




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