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Dieu seul Père, Christ seul Maître ! Place de ses serviteurs

31 OCTOBRE 1999

 

En ligne depuis le dimanche 13 novembre 2005.
 
 

Finies les questions pièges, Jésus a fermé la bouche à ses adversaires en leur en posant une seule : " Si David appelle Le Christ Son Seigneur, comment peut-Il être son Fils ?" Ils n’auraient pu Lui répondre qu’en croyant en Lui. Cela, ensuite, bien des juifs l’ont accompli, ceux qui l’ont compris : en le faisant, leur Foi juive portait tout son fruit. Mais face à Lui, beaucoup de ceux qui portaient des responsabilités continuaient à ne pas Le recevoir. Lui, essaye encore de leur ouvrir l’esprit et le coeur. Il n’abolit pas la première Alliance, mais tente de la leur faire vivre authentiquement. Si, avec Lui, à sa suite, on va pouvoir vivre l’Alliance d’une manière toute nouvelle, ce sera pourtant dans le prolongement de ce qui avait été amorcé.

Le Seigneur fait un grand honneur à ceux qu’Il charge de guider leurs frères. C’est lourd de porter ainsi le Bien commun d’une famille, d’une entreprise, et plus dans le domaine politique. Or, l’homme pécheur, au lieu de refléter la Gloire de Dieu en servant ses frères, a toujours tendance, au contraire, à exploiter sa situation en cherchant d’abord son avantage. La perversion est à son comble en ce qui concerne le plus profond de la vie humaine, celui des rapports avec Dieu, quand prêtres ou faux prophètes abusent de leur fonction, comme le leur avait reproché le prophète Malachie. N’est-ce pas trahir ses frères, profaner l’Alliance de leurs pères ? A ceux qui, de son temps, sont retombés dans les mêmes déviations que les prêtres du temps de Malachie, Jésus reproche deux défauts principaux, l’hypocrisie, et l’orgueil. Ils font semblant d’observer la Loi de l’Alliance, se montrent fidèles en de multiples détails, mais, Il le leur dit ailleurs dans l’Évangile, ils en négligent l’essentiel qui est l’amour du prochain. Et ils imposent à ceux qui n’en n’ont pas les moyens le fardeau insupportable de multiples prescriptions qu’eux ne portent qu’en apparence. N’est-ce pas un problème de tous les temps, et en particulier du nôtre ? Avec quelle humilité les responsables de l’Eglise doivent rappeler aux chrétiens les règles de la morale, la difficile manière concrète d’aimer et respecter son prochain ! Combien c’est redoutable en ce qui concerne la mariage dont, célibataires, ils n’ont pas à vivre les difficultés ! Le second reproche que leur fait Jésus est surtout la vanité. Il est naturel qu’une certaine considération s’attache à ceux qui portent des responsabilités. Si ce sentiment disparaît à leur égard, ils risquent de ne plus jouir de l’autorité nécessaire à l’exercice de leur service. Mais ils ne peuvent l’accomplir authentiquement qu’en en recevant très humblement la charge. Et c’est aussi la tentation habituelle que de rechercher l’honneur, la considération avant le service, les avantages avant le don de soi. Il est bien humain de se faire remarquer, de se complaire dans les marques d’honneur. Au contraire, se mettre à sa vraie place serait tout faire pour qu’elles ne s’arrêtent pas au serviteur, mais qu’à travers lui, elles aillent à Celui qui est véritablement le Maître ! Là nous rencontrons les titres que Jésus nous demande de ne pas attribuer, "Rabbi", "Maître", "Père". Or, nous les utilisons ! Que dire ? L’Évangile n’est pas un coran qu’il suffirait d’appliquer littéralement. C’est un esprit et non une simple lettre. Qu’en employant certains de ces mots, nous reconnaissions en ceux qui la portent, une autorité déléguée, il n’y a point de mal. Encore qu’il ne faut recevoir ces titres qu’avec une grande humilité. Reste que sonnent bien faux certains titres honorifiques attribués à des dignitaires de l’Eglise !

Mais, pour nous aider à passer d’une mentalité d’accapareurs à celle de serviteurs, Un Seul peut prendre notre tête, le Seigneur Jésus. Notre existence, Il l’a abordée avec son immense force d’amour de Fils Unique de Dieu. Toute sa vie en est le témoignage : Il est le premier à faire ce qu’Il dit, ne joue pas l’extrême attention matérielle aux prescriptions, mais les ramène à leur sens profond : le sabbat est fait pour l’homme et non l’inverse ; il n’y a pas de loi de repos qui tienne s’il s’agit de faire du bien, de sauver une vie ! Mais surtout, Il peut se dire doux et humble de coeur. Il vient être Messie, mais Il ne sera honoré de ce titre qu’après Sa Résurrection ! Roi d’Israël, Il refusera de le laisser dire après la Multiplication des Pains. Le titre n’en sera affiché qu’au dessus de sa croix ! Il se fera humble serviteur de Son Message, même si cela doit L’amener à l’atrocité et l’humiliation suprême de cette Croix. Il ne récuse pas que ses disciples l’appellent Seigneur et Maître, mais Il leur lave les pieds ! Fils Unique de Dieu, Il vit Sa Dignité suprême en humble Serviteur, ne revendique aucun avantage pour Lui, se donne totalement à Son Père et Lui laisse le soin de faire Sa Joie.

Saisi par sa personne, son amour, Paul est un des exemples les plus parlants des disciples auxquels l’Esprit de Jésus a fait intégrer les sentiments de leur Maître. Vis-à-vis des chrétiens de Thessalonique, il est plein de douceur, se dévoue à leur service avec l’attention d’une mère ! Il ne veut pas être à leur charge et ne ménage pas sa peine pour leur annoncer la Parole de Dieu. Ne nous montre-t-il pas le chemin ? Quel que soit notre genre de responsabilité et le degré où nous ayons à l’exercer, sachons, après Jésus, lever les yeux vers les Saints pour qu’ils nous entraînent. Il nous est naturel de chercher à briller, de désirer notre avantage ! Ce sera toujours pour nous une lutte, il ne faudra jamais relâcher notre attention ! Nos intentions ne pourront jamais être totalement pures ! Mais communions à la Parole de Jésus en la ruminant dans la prière, et, avec nos frères à son Corps livré, à Son Sang versé : Soyons sûrs qu’Il nous aidera à conformer nos sentiments aux Siens, à nous donner humblement à travers nos responsabilités : Lui n’a pas revendiqué ce qui Lui revenait comme Fils Unique, mais, par Amour, Il s’est abaissé, s’est donné, jusqu’à la mort, celle sur une Croix !




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