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Des langues de feu

dimanche 30 mai 2004

 

En ligne depuis le mardi 21 juin 2005.
 
 

Des langues de feu

Lectures :

Livre des Actes des Apôtres 2,1-11. Psaume 104,1.24.29-31.34. Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,3-7.12-13. Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-23.

Les Apôtres sont au Cénacle. Qu’attendent-ils ? Que leur manquait-il donc pour remplir leur mission ?

Ils n’avaient pas besoin qu’on les instruise : ils venaient de passer quarante jours avec le Seigneur qui leur avait longuement expliqué les Ecritures. Ils n’avaient pas besoin de témoignage : ils venaient de suivre Jésus pendant trois ans du Jourdain à l’Ascension. Ils n’avaient même pas besoin d’Esprit-Saint, Jésus ayant pris soin de souffler sur eux en leur disant : Recevez l’Esprit-Saint, ceux à qui vous remettrez les péchés, etc.

De quoi avaient-ils encore besoin ? Ils avaient besoin de langues ... pour parler ! Et ce qu’ils ont reçu au Jour de la Pentecôte, ce sont justement des langues ! Et des langues de feu.

On a beaucoup joué ces derniers temps sur la langue de bois de ceux qui tenaient un langage officiel auquel ils ne croyaient pas, mais qu’ils devaient tenir sous peine de mort, ou sur la langue de velours de ceux qui disent des choses aimables pour mieux endormir.

Toutes ces langues de mensonge ont fait beaucoup de mal et continuent à en faire. Ceux qui s’y laissent prendre y perdent la raison, avant d’y perdre la vie et le sens de la vie.

Rien de tel avec le Seigneur notre Dieu. Il ne se moque pas du monde. Il ne trompe pas sa créature bien-aimée qu’il a créée pour parler avec elle.

Et si, dès l’origine, il lui a donné une langue de chair pour s’exprimer, aujourd’hui il dépasse en grâces tout ce qu’il avait fait jusque là. Il transfigure la langue de ses messagers. Il ôte leur langue de chair et leur donne une langue de feu. Il les envoie mettre le feu au monde. Non pas à la façon terroriste du monde, comme nous le voyons autour de nous, et ce feu répand la mort, mais avec ce feu spirituel qui brûle au cœur de Dieu et qui est Esprit-Saint.

C’est cette langue de feu qui anime la divine liturgie. Elle en fait le haut-lieu de la présence de Dieu.

C’est cette langue de feu qui fait parler le Saint-Père et il embrase les foules.

C’est cette langue de feu qui donne aux couples et aux famille, plus que jamais menacées de mort par la langue officielle, d’être des foyers de la présence et de l’action de Dieu. Car, comme en Dieu, on y donne la vie et on la donne par amour.

C’est cette langue de feu qui parle au cœur des jeunes qui répondent à l’appel du Seigneur. Ce feu les enthousiasme et, tels les apôtres de la Pentecôte, ils donnent leur vie.

C’est cette langue de feu qui donne à l’Eglise d’être pour le monde (quoiqu’il en pense et en dise) la seule vraie bonne nouvelle qu’on ait vraiment entendue ces temps-ci sur les ondes.

Ce feu n’est pas prêt de s’éteindre ! La Pentecôte, comme la Résurrection du Seigneur, n’est pas un événement révolu. C’est un événement actuel.

La seule chose qui menace ces langues de feu que le Seigneur continue à donner en abondance à ses disciples, c’est que nous nous taisions. Et cela arrive inévitablement quand on a peur de la parole, quand on a peur de dire ... par peur de mettre le feu.

Si la parole des évêques n’est pas portée par une langue de feu, s’ils ont peur de mettre le feu ! Si la parole des parents et des enseignants n’est pas animée par une langue de feu, s’ils ont peur de mettre le feu en disant aux enfants ce qui est vrai, juste et droit ! Si la parole de nos politiques chrétiens n’est plus qu’une langue de vent et de folie, alors la Pentecôte est réduite à n’être qu’un non-événement, un feu éteint, une langue morte !

Car ce qui est en cause, ce n’est pas la Pentecôte, c’est nous si nous nous taisons.

Le risque est si grand que les chrétiens ne cessent de prier le Seigneur en disant sans cesse : Viens Esprit-Saint ! Renouvelle-nous par le feu de la Pentecôte ! Ôte nos langues de chair et donne-nous des langues de feu !

Amen.




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