Accueil
Présentation Avent Noël Ordinaire Carême Pâques Sanctoral Divers        


Accueil >> Carême >> Rameaux >>   Allez de l’avant !

TOP 5 :

textes  les plus lus :
 
par fr. HF Rovarino o.p.
La Mère de Dieu a quelque chose à nous dire
8236 visites

par fr. R Bergeret o.p.
Au désert, je parlerai à ton cœur
7402 visites

par fr. R Bergeret o.p.
Dieu nous fait le cadeau de sa présence
7296 visites

par fr. ST Bonino o.p.
Notre attente : la vie éternelle
6590 visites

par fr. BM Simon o.p.
Le jeune homme riche
6202 visites

Allez de l’avant !

dimanche 20 mars 2005

 

En ligne depuis le mardi 21 juin 2005.
 
 

Lectures :

Livre d’Isaïe 50,4-7. Psaume 22(21),8-9.17-20.22-24. Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,6-11. Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 26,14-75.27,1-66.

Le dimanche des Rameaux, deux évangiles sont proclamés :

-  le premier, nous l’avons entendu avant la procession ; c’est le récit de l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem

-  le second, nous allons l’entendre : il s’agit du récit de la Passion de Notre Seigneur et cette année de la Passion selon saint Matthieu. Cette page est si poignante qu’elle impose le silence. Aussi, après l’avoir entendue, resterons-nous en silence.

Mais avant d’entrer dans cette Passion, il convient que nous nous rappelions que cette fête des Rameaux en appelle une autre, comme l’aurore appelle le plein jour. Et il ne faudrait pas que nous nous réjouissions trop vite, comme si nous étions déjà arrivés, comme si nous avions déjà obtenu ce qui nous est promis. Notre Seigneur n’est pas venu pour ce triomphe-là ! Il ne saurait se satisfaire de ces palmes et de ces ovations. Autant de manifestation humaines, fragiles, sans racines, ni lendemains !

De même dans notre vie spirituelle, il peut arriver que le Seigneur nous donne des consolations sensibles, des instants de bonheur que nous pourrions prendre pour l’épanouissement de notre foi. Ce sont des instants de grâce, des encouragements sur le chemin, des signes sensibles de la miséricorde prévenante du Seigneur. Il faut accepter ces grâces comme elles viennent, comme Jésus accepte l’accueil des enfants de Jérusalem.

Mais il sait ce qui l’attend. Il sait ce qui nous attend.

Il nous donne ces signes car Il ne voudrait pas que nous soyons déçus, ni découragés, ni tentés de l’abandonner, dans ce qui va arriver ensuite.

Le Seigneur, lui qui connaît le cœur de l’homme, sait que nous avons terriblement besoin d’être réconfortés. Il sait que nous sommes venus à cette fête des Rameaux chargés de nos soucis, de nos deuils et de nos malheurs. Il sait que la mort s’acharne sur nous et que nous nous sentons tellement seuls dans ce vaste monde cruel et impitoyable. Il sait que nous avons un grand besoin de signes sensibles.

Mais il n’est pas venu pour nous donner de vaines consolations ; il n’est pas venu pour tromper notre faim, ni pour nous amuser avec une fête mondaine comme pour détourner notre attention. Le Seigneur accepte le triomphe de ce jour dans la mesure où il vient des enfants qui sont spontanés et visionnaires. Mais il ne s’y arrête pas. Il nous exhorte à ne pas nous y arrêter, nous non plus.

Il nous montre le chemin, ce chemin qui conduit des apparences à la réalité, du sensible à la vérité ! Et ce chemin, c’est celui que nous allons parcourir cette semaine, c’est un chemin de croix, c’est un chemin qui, à vues humaines, paraît une impasse.

Et nous ne nous y engagerions pas, s’il n’était lui-même passé devant, s’il ne nous avait montré en entrant dans sa Passion volontaire, que la vraie fête sera célébrée au bout de cette semaine ; et elle dépasse infiniment celle que nous fêtons aujourd’hui.

Vous qui êtes venus pour être consolés, vous qui êtes venus pour être réconfortés, ne vous arrêtez pas aux facilités de ce jour, aux palmes et aux ovations, allez de l’avant ! Allez de l’avant avec Jésus, dans la nuit, dans la foi, sans rien voir, sans rien sentir, ni ressentir, avec pour seule certitude (mais quelle certitude !) cette main que Jésus nous a tendue, cette main qui nous a saisis et qui nous tire de l’angoisse de la mort ; cette main qui ne nous lâchera pas qu’elle ne nous ait entraînés en pleine lumière.

Amen.




2764 affichages
 

 Allez de l’avant !



Untitled Document