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L’Ascension, avenir de l’homme

1ER JUIN 2000

 

En ligne depuis le samedi 19 novembre 2005.
 
 

Frères et sœurs, il est possible de trouver des récits bibliques qui évoquent la nécessité que disparaisse une personne afin que s’en lève une autre, seule susceptible de prolonger et d’accomplir la mission de la première. Songez au magnifique récit du livre des Rois qui rapporte le départ d’Élie pour le ciel, et qui laisse Élisée tout désemparé : son Père a disparu. Il ne trouve plus de lui que son manteau abandonné à terre, mais voilà que, le revêtant, il se trouve investi de toute la puissance d’Élie et capable à son tour de séparer les eaux ou de les assainir. Si Élie était demeuré sur la terre, Élisée serait toujours resté son second... Songez encore à Jean-Baptiste, lui dont Jésus attestera qu’il n’en fut pas de plus grand parmi les enfants des hommes et qui proclame pourtant lorsque vient Jésus : « il faut que lui grandisse et que moi je diminue ». Et de fait, décapité par Hérode, il laisse le devant de la scène à Jésus.

Lorsque les textes évangéliques évoquent l’ascension de Jésus au ciel, on pourrait croire à un effacement destiné à faciliter la tâche des disciples : comme il le leur avait annoncé, ne lui fallait-il pas quitter la terre pour leur permettre de faire de grandes œuvres : « Celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais ; il en fera même de plus grandes encore parce que je vais vers le Père » ? Si les disciples peuvent à leur tour chasser les esprits mauvais, guérir les malades, parler un langage nouveau, ne serait-ce pas qu’à la manière d’Élisée, ils sont recouverts d’une sorte de manteau, l’Esprit-Saint ?

C’est vrai, il y a un peu de cela, mais aussi beaucoup plus que cela et peut-être autre chose que cela. En vérité, le départ de Jésus n’est comparable ni à celui d’Élie, ni à celui de Jean-Baptiste. Car lorsqu’on entend Marc proclamer dans son Évangile que « le Seigneur travaillait avec les disciples et confirmait la Parole par des signes qui l’accompagnaient », on peut logiquement se demander s’il faut continuer à parler de départ : Jésus semble au moins aussi présent après l’Ascension qu’avant. Il l’est et l’Ascension nous conduit donc au-delà de l’histoire d’Élisée ou de Jean-Baptiste.

En fait, elle nous donne quatre indications indissolublement liées. La première indication est de nous rappeler d’où nous venons et où nous allons. Cet homme que le péché avait exclu du paradis, qui en était parti avec son corps, voici qu’il y revient maintenant corporellement en Jésus. Et s’ajoute aussitôt la deuxième indication : ce retour ne peut être accompli qu’en Jésus, par lui, et avec lui ; pour gloser un peu l’apôtre Paul, celui qui est monté, c’est celui qui est descendu, et lui seul peut nous assurer de monter à notre tour. Troisième indication : si le monde de Dieu et celui de l’homme étaient étrangers depuis le péché, ils ne le sont plus depuis la Résurrection, et l’Ascension, qui n’éloigne pas le Seigneur mais le rend autrement présent, vient manifester cette réconciliation. Dernière indication qui justifie la proximité liturgique de cette fête et de celle de la Pentecôte : le partage de la vie divine, qui passe par la configuration à Jésus, est ouvert à tous ceux qui vont recevoir l’Esprit de Jésus ; c’est lui qui leur permettra d’agir en communion parfaite avec Dieu, de « prendre des serpents dans leurs mains et boire un poison mortel sans en recevoir aucun mal, d’imposer les mains aux malades et de les guérir ».

Tout à l’heure, après cette messe, je vais baptiser un petit Vincent. Il va justement recevoir l’Esprit de Dieu, il va entrer dans la communauté des croyants : comme je voudrais que celle-ci, vivant en plénitude de cet Esprit, vive sur cette terre comme au ciel, dans la paix et dans l’amour, pour que Vincent reconnaisse très vite d’où viennent les hommes et où ils vont, et qu’il n’ait d’autre désir que de travailler à réconcilier ces hommes avec Dieu et leur permettre de monter à leur tour vers le ciel.




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