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Le jeune homme riche

15 OCTOBRE 2000

 

En ligne depuis le samedi 19 novembre 2005.
 
 

La rencontre entre Jésus et le jeune homme riche nous plonge dans la stupeur car tout commence très bien entre eux puisqu’ils s’apprécient tous les deux dès le début. Non seulement, mais Jésus reconnaît que cet homme aime Dieu par dessus toute choses, plus que toutes les richesses de ce monde, puisqu’il pratique en vérité les dix commandements. Comment expliquer alors cette séparation qui blesse le cœur du Christ et plonge le jeune homme riche dans une tristesse sombre et sans espoir. L’évangile nous dit que c’est l’invitation du Christ qui est la cause de ce drame : « Une chose te manque encore, quitte tout et suis-moi ». A ces mots, il s’en alla tout triste. Ah ! si Jésus s’était contenté des dix commandements, jamais le jeune homme riche ne l’aurait quitté. Mais voilà ! pour entrer dans la joie éternelle, il faut tout donner avec confiance, il faut être prêt à tout perdre, il faut aller jusqu’au bout de l’amour. Nous sommes ici confrontés au radicalisme absolu de l’évangile qui stupéfie à l’excès les disciples au point qu’ils se demandent l’un à l’autre : « Mais alors qui peut être sauvé ». Et ce radicalisme n’est pas réservé à quelques-uns mais à tous, mariés ou pas, comme le proclame le Christ dans l’évangile de saint Luc avec la douceur et l’humilité de l’amour qui demande tout parce qu’il veut tout donner : « Si quelqu’un vient à moi sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu’à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple ». Certes, on peut être tenté d’édulcorer l’évangile, et beaucoup le font. Mais les paroles du Christ sont trop claires, trop précises, trop souvent répétées pour être mises de côté sans tricher.

Alors, devant ce radicalisme incontournable, l’objection du Grand Inquisiteur inventé par Dostoïevski dans son roman « les frères Karamazov » monte à nos lèvres : « Ton évangile, Seigneur, est trop exigeant ! Il est réservé à une élite, une élite de gens assoiffés d’absolu et sans faiblesses. Il n’est pas fait pour les gens normaux. Il est réservé à quelques « élus » dont le courage moral ne peut qu’écraser les gens faibles et médiocres comme nous. C’est pourquoi nous allons l’adoucir, nous allons lui enlever ce radicalisme qui fait peur à tous, nous allons le mettre au niveau des gens tièdes. Au nom d’une miséricorde toute humaine, qui ne doit surtout pas déranger notre tranquillité, nous allons le rendre acceptable au monde ». Et bien oui ! avouons-le, mes frères ! devant le radicalisme du Christ qui nous demande de tout quitter pour Le suivre, nous pensons nous aussi que l’évangile est réservé à une élite. Et nous avons raison de le croire. C’est vrai, il s’agit bien d’une élite, car l’évangile nous invite à aller jusqu’au bout de l’amour, il nous appelle à la sainteté : « Si vous ne devenez pas parfaits comme votre Père céleste vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux ». Mais cette élite n’est pas du tout celle des gens biens, des gens courageux ou des pharisiens ; c’est l’élite des publicains, des gens humbles, de ceux qui se reconnaissent pécheurs mais sont attirés par le radicalisme évangélique, de ceux qui supplient Celui qui est capable de rendre possible « l’impossible », de venir au secours de leur faiblesse. Et c’est cela que le jeune homme riche n’a pas accepté de devenir. Il n’a pas voulu devenir un pauvre et un mendiant de la grâce...




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