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Lazare, viens dehors !

1ER AVRIL 2001

 

En ligne depuis le jeudi 8 décembre 2005.
 
 

Jésus éprouvé et tenté, Jésus fatigué par la route à l’heure de midi, Jésus confronté aux docteurs déjà jugé et condamné... Le chemin du Serviteur humilié descend vers l’Onction de Béthanie en vue de sa prochaine sépulture. En prenant le chemin inversé de la Montée à Jérusalem pour célébrer la Pâque, il fallait que nous rencontrions la mort et la promesse d’un événement de Vie éternelle, la Résurrection du Christ... C’est à cause de la remise en vie de Lazare que les notables décident de tuer Jésus. L’Évangile de Jean, avec ses entrecroisements de chemins Vie/Mort, revification/Résurrection, nous invite à découvrir les moments cruciaux qui déjà orientent notre marche vers Pâque.

En premier lieu, retenons dans cet évangile, l’événement de la confession de foi. Le dialogue de Jésus et de Marthe est l’enseignement le plus central. Marthe de Béthanie est la seule à confesser la foi en la Résurrection de Jésus, par delà la croyance très pharisienne en la « résurrection des morts, au dernier jour » : « oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le fils de Dieu, qui vient dans le monde ». Il n’y a pas, à proprement parler de dialogue avec Marie, mais le sens de la rencontre de Jésus et de Marie se dévoilera plus tard dans l’onction de Jésus, en vue de sa sépulture.

En second lieu, cet Évangile est une révélation de la Gloire du Christ, de sa relation unique avec son Père et la revification de Lazare est un signe destiné à la manifester. La mort de Lazare, comme la mort de nos amis, notre propre mort ne sont pas des « maladies mortelles ». Essayons, ce matin, de nous approcher du lieu où l’Esprit oriente notre pensée vers une bonne interprétation de la scène. Ce matin, si nous sommes là pour célébrer la Présence du Ressuscité en sa parole et son corps partagés, c’est que l’Esprit nous y a conduit et qu’il éclaire notre expérience de la souffrance et de la mort. A l’exemple de Marthe, lorsque la mort de nos amis nous bouleverse, demandons à l’Esprit de nous révéler la Lumière de la Gloire de Dieu qui est affirmation de la Vie éternelle, par delà toute les morts.

Tentons de faire pénétrer en nous cette Parole du Christ : Cette « maladie n’est pas à la mort ». La Révélation de la Pâque du Christ est infiniment plus haute que toutes nos morts. C’est grâce à la Résurrection du Christ, son suprême Éveil à la Vie éternelle auprès de son Père, que nous pouvons toucher, contempler la mort de l’ami et le pressentiment de la nôtre. La mort de notre chair et de notre esprit n’est pas toute la mort, et la Résurrection du Christ abolit non seulement la mort-au-Monde, mais toutes les morts spirituelles, les forces du néant, du péché et de toute aliénation. C’est, je crois, un des enseignements de cet évangile. Grâce au chemin du Christ, nous pouvons nous laisser pénétrer, traverser par la souffrance et la mort ; grâce au don de son Esprit, nous accédons à une Autre Vie qui est la Vraie Vie donnée depuis toujours, celle de la Vie éternelle. Amen !




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 Lazare, viens dehors !



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