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Veillez, car vous ne connaissez pas le jour

2 décembre 2001

 

En ligne depuis le vendredi 16 décembre 2005.
 
 

Frères et Sœurs, nous qui sommes au matin ou au soir de la vie, comment vivons-nous le temps qui passe ? Le mystère caché de notre vie, n’est-il pas celui qui se révèle dans la profondeur du temps ? Qu’il nous apparaisse comme un fleuve paisible ou tumultueux, comme l’éclat de lumière de l’instant, comme un élan vital vers l’En-Haut, ou la lente dérive vers le néant, le temps épouse le mystère de notre vie, il est notre vie, la figuration singulière de notre visage.

Ce matin, c’est le mystère du temps qui s’offre à nous, alors qu’un cycle de la liturgie symbolique s’efface et que commence celui du monde à venir.

La Parole de Dieu nous en dévoile le secret, mais aussi rend plus forte la nécessité et l’urgence d’une réflexion croyante. Au moment où nous écoutions la parole du prophète d’Isaïe nous invitant à contempler ce moment de l’avenir où toute l’humanité sera réconciliée avec elle-même, dans la lumière de Dieu, peut-être entendions-nous aussi une autre musique au fond de nous ? Une autre voix, celle de Qohelet, c’est-à-dire Celui qui se tient au milieu de l’assemblée, ne nous rappelle-t-elle pas qu’un âge va, un âge vient ; ce qui fut cela sera ; le temps, c’est l’instant d’enfanter et l’instant de mourir... Tout ce qui vient, n’est-ce pas souffle évanescent ?

Un autre sage ne dit-il pas que toute réalité de ce monde et celle aussi des divins qui peuplent le ciel et la terre, est, en définitive, sans consistance, livré nécessairement au temps qui passe et déteint ; ni le ciel et la terre, ni la vie, ni la conscience, ni la pensée... aucune réalité n’a d’origine ni de fin, de principe, finalement de sens. Ainsi parlait Qohelet et quelques autres.

Mais élevons notre cœur, tout en sachant qu’il est un temps pour détruire et un temps pour bâtir, que la poussière retourne à la terre comme elle en vient,... et contemplons un autre mystère, une autre face du temps qui passe... La Parole de Dieu descend du ciel comme la rosée et y retourne en portant vers le haut, le poids de notre vie et de notre parole de foi.

La sagesse d’Israël a découvert un secret plus grand encore, plus accordé à la réalité que le constat de l’éternelle dissolution dans le néant.

Tout instant est nouveauté absolue ; le temps ne mesure pas tant les choses en leur mouvement qu’il mesure la force de notre espérance.

Le temps est révélation, éclat de lumière qui illumine notre conscience ; par elle, nous comprenons que nous sommes créés pour le Royaume qui vient.

Nous devenons capable de nous émerveiller de la création de Dieu à l’œuvre dans l’apparente humilité des signes simples de notre vie. Le temps, c’est celui de l’éveil au delà de notre sommeil, et de notre mort spirituelle. En Christ Ressuscité, et pleinement éveillé à l’éternel Amour de son Père, le temps mesure la profondeur des fondations de la demeure que nous habitons. Le temps s’ouvre et s’oriente vers la venue de Celui qui ne cesse jamais de venir.

En sa lumière, nous cessons d’être enfermés en nous-mêmes.. Le temps de sa venue, c’est le miracle de la rencontre de deux êtres, dans le pardon et la réciprocité des consciences. Le temps à la lumière du Christ, c’est celui de la rencontre, la découverte d’une communion.

Nous devenons à la fois l’amante et l’amant du Cantique des Cantiques. Comme eux, nous vivons le temps de la foi, notre enracinement dans le projet d’Amour de Dieu, toujours en quête d’une union que, seul Dieu peut accorder. L’amant nous a ravi, il est entré dans le cours du temps, et cette entrée fut comme un éblouissement au milieu de la nuit. Lui seul a donné sens au temps de l’attente et de la promesse. L’amant nous a révélé le sens de l’éternel éveil, dans le don de sa vie éternelle, au cœur même de la nuit de l’ignorance et de la mort.

L’amant a paru disparaître à nos yeux. Mais c’était pour nous convier au Haut-Lieu de sa demeure, là où toute larme disparaîtra. En lui, notre passé le plus lointain révèle son sens. Il éclaire la mémoire de notre histoire. Tout événement parle de lui, dirige notre cœur vers lui, le Messie de Dieu. En lui, notre présent qui est peut-être d’angoisse, marqué par le vide et la peur, s’ouvre en sa face de lumière. Christ se donne à nous, par son corps et son sang. Par le renouvellement de notre esprit, nous préparons sa venue.

Sa venue ? C’est son secret et celui de son Père... C’est à l’heure où nous n’y penserons pas... Mon cœur apaise-toi... En toi crie l’Esprit-Saint ; c’est lui qui attend et espère !...




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 Veillez, car vous ne connaissez pas le jour



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