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Accueil >> Ordinaire >> Semaine 33 >>   Quand le Seigneur nous parle en parabole

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Quand le Seigneur nous parle en parabole

17 novembre 2002

 

En ligne depuis le dimanche 18 décembre 2005.
 
 

Quand le Seigneur nous parle en parabole, il veut attirer notre attention. Ce langage souvent nous choque et nous sommes obligés de déchiffrer son message. La parabole d’aujourd’hui n’échappe pas à la règle. Elle réussit même très bien à nous choquer. Elle est même gênante. Il nous faut donc lui arracher son message caché.

La première chose que l’on y apprend c’est qu’au Royaume de Dieu, où nous sommes tous appelés tout est donné. Personne n’a un capital qu’il n’ait auparavant reçu. Ce capital, pourtant, ne nous sera jamais cédé : il nous est seulement confié. Nous sommes gérants de tous nos biens. Nous devrons en rendre compte.

Ces biens, qu’ils soient matériels ou spirituels, ne doivent pas dormir. Ils doivent servir et porter du fruit. Le monde doit être mis en valeur et c’est ce que nous devons faire avec l’aide de ce que nous avons reçu. Depuis les origines, Dieu nous a confié le monde : « Soyez féconds, multipliez et emplissez la terre » (Gn 1.28) Rien n’est à l’homme, tout est à Dieu. À l’heure de notre mort, nous laisserons tout sur la terre. Nus nous sommes venus, nus nous repartirons. Nous ne sommes pas des propriétaires de ce qui nous entoure. Mais nous sommes des intendants que le père veut retrouver « fidèles et avisés ». Veillant pour être prêt le jour où Il viendra. Intendant, ouvrier... certes mais plus encore ! « Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis » (Jn 15,15). Le serviteur est devenu l’ami du maître.

Mais le maître est absent. Notre maître est absent. Nul ne l’a jamais vu. Comment supporter cette absence. Comment vivre sans l’espoir de le voir. Lui pour qui nous travaillons. Lui pour qui nous vivons. Mais il doit se manifester. Il va venir, Il nous l’a promis. Et alors, il sera avec nous pour toujours.

Quand cela adviendra t-il ? Après un long temps nous dit le texte. Car Dieu est patient avec chacun de nous. « Lent à la colère et plein d’amour », il ne cesse de nous annoncer sa venue. « Préparer vos cœ urs » « Les temps sont proches » « croyez à la bonne nouvelle » « convertissez-vous »... Il laisse à tous un temps abondant pour que les fruits mûrissent. Ce temps est notre vie ici-bas. Non, il n’y a pas de temps à perdre.

Celui qui a recevra en abondance. Le Seigneur se donne tout entier et sans mesure. Il comble au-delà de toute espérance. Ceux a qui il donnera, il donnera plus encore. Puisqu’il lui donnera sa présence pour toujours.

Seulement le temps passé, notre temps achevé, malheur à celui qui n’aura pas su profiter de ces biens reçus et de tout ce temps donné. La sanction est terrible : être jeté dehors, là où il y aura des pleurs et des grincements de dents . Être privé de Dieu, privé de sa présence. Vivre sans Dieu. Voilà le véritable malheur. Le malheur absolu.

C’est justement pour nous en garder que le Seigneur Jésus nous avertit.

Il fait tout pour que nous entendions nous aussi cette parole « Entre dans la joie de ton maître. » (Mt25,21.23).




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