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La Mère de Dieu a quelque chose à nous dire

1er janvier 2006

 

En ligne depuis le jeudi 5 janvier 2006.
 
 

Solennité de la Mère de Dieu

Depuis quelques jours, par millions, ils avancent. Des foules se pressent, des gens en foule. Ils ne sont pas partout aussi nombreux,on le sait ; mais au final, sur une seule semaine, quelle population : des gens de toutes tribus, langues, peuples et nations ! Mais nul n’aura pris soin de les dénombrer plus précisément. D’ailleurs, dénombrer serait-ce important ! Ce qui compte n’est pas ce qui se compte. Et la foule l’a d’emblée perçu... Etonnée ; étonnante ! Alors que viennent-ils voir ? Et par millions ? question immense ! C’est déjà en soi un mystère, mais cela conduit au-delà d’une interrogation à échelle humaine : c’est un vrai Mystère ! Une réalité unique qui pourtant revient, et surtout une révélation divine. Un mystère divinement annoncé en un lieu, chez quelqu’un ; et qui aura d’abord mobilisé la création et les siècles pour parvenir au jour ! Un mystère capable - et seul capable !- d’installer la Paix dans le cœur des gens et seul programmé pour les installer à jamais en Dieu ! Un mystère concrètement réalisé, avec la chair et le sang, une naissance qui aura - c’était de nuit - réuni si peu de personnes ! Marie, Joseph et l’Enfant nouveau-né, et des bergers de Bethléem.

Ainsi donc, des foules, sachant ce qui les attire, sont venues ces jours-ci et aujourd’hui comme depuis des siècles ! Mais pourquoi sont-elles là ? Qu’en attendent-elles ? Elles ont comme deux caractéristiques : celle des bergers : réalisme, simplicité d’attitude, capacité à s’émerveiller, à reconnaître, à louer le Créateur, malgré tout ! Et l’autre caractéristique, c’est que ces foules sont comme nous ! A savoir : leur émerveillement est moins spontané, l’esprit critique et le sérieux ont fait leur travail, et quand le « oui » s’avance, le « mais » le freine. Et ce « oui mais » ne facilite pas l’adoration, ni la louange...

Dans le Mystère de la Nativité, les foules ont perçu que l’ombre peut reculer... Elles se pressent auprès de la Lumière, comme les bergers auprès d’une source, auprès de la Vie qui se manifeste et qui va bénéficier aux brebis ! Les foules, et nous en elles, perçoivent que ces deux réalités qui sont en elles, peuvent par grâce faire place à l’unité. Oui, l’unité intérieure, elle qui va établir durablement une communion, comme une Paix descendue d’auprès de Dieu va peut-être parvenir au fond d’elles-mêmes, comme un rayonnement étonnant de ce Mystère ! Voilà pourquoi par millions à travers le monde, et souvent malgré la nuit et les dangers, ils avancent, et nous aussi parmi eux ! Car en ce jour, la grâce de Dieu vient nous unifier. Elle va nous donner ou nous rendre possible de devenir une personne, un cœur, un regard, une parole ; pas seulement un dans un groupe, ni comme un chiffre, pas seulement soi-même pendant quelques instants, en passant, ou comme par négligence comme si on avait oublié de revêtir son armure ou son masque, mais soi-même « un » comme personne ! Et comme personne d’autre.

Comme les anges de Bethléem ont renseigné les bergers, l’Esprit de Dieu a pris en main « les affaires » : il dispose les foules, et travaille nos cœurs pour que nous venions vers la crèche. Pour que nous y revenions, pour que nous y rencontrions le Seigneur et pour que chaque jour, tout le jour, nous gardions en éveil la mémoire du Christ-Jésus ! Le temps de l’Avent nous demandait d’être « davantage », et d’être des « veilleurs » ; Noël en donne le moyen, tout simplement, même si cela nous échappe encore. Cet enjeu, son enjeu à Noël, est du jamais vu, du pas encore dit ! Sans trop de bruit, au long des jours de l’Octave de la Nativité, il s’est passé quelque chose... Et conduits mystérieusement par Dieu, nous allons encore comme les bergers vers le Seigneur, reconnaître cela ! Mais pour chanter avec eux la louange du Seigneur dans de l’action de grâce, il y a désormais plus qu’un signe : il y a quelqu’un à côté de lui. Quelqu’un qui rayonne de grâce, quelqu’un que la grâce a déjà comblé. Quelqu’un dont le regard traduit qu’il s’est passé quelque chose de jamais vu, et dont l’attitude révèle ce qui n’a jamais encore été dit ! Quelqu’un qui garde en éveil la mémoire de cet Enfant... Oui, Marie nous dit que c’est possible : qu’être unifié dans la grâce de Dieu est notre vocation !

Nous pouvions interroger : « comment allons-nous accueillir le Prince de la Paix ? Comment cela se fera-t-il ? » Marie qui connaît ces mots, nous montre comment, grâce à Dieu vivre avec le Sauveur ! Elle nous le dit même sans parler : « Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son coeur. » Alors mieux nous méditons le mystère de Jésus, le Seigneur, plus nous percevons la vraie dimension de Marie. En contemplant l’Enfant, nous goûtons le mystère de sa Mère pour accueillir la Paix de Dieu et en vivre ; c’est cela que recherchent ces foules !

Aussi regardons désormais Marie, la Mère de Dieu. En son Annonciation, elle a découvert qu’elle était la « Comblée de grâce », au point que ce serait son Nom ; et elle a appris le nom de son enfant « Dieu sauve » - en même temps. En ce jour honorant la Mère de Dieu, nous faisons mémoire de ces deux événements ! « Etant arrivé le huitième jour auquel l’enfant devait être circoncis, on lui donna le nom de Jésus, nom qu’avait indiqué l’ange avant qu’il fût conçu dans le sein de sa mère. » Ils sont liés dans cette crèche, aujourd’hui comme jadis, comme ils l’étaient dans les « entrailles » de la mère. Immense mystère que celui-ci ! Dieu a communiqué en elle, à la créature, ce qu’il est en lui-même, sa propre Personne ! Jésus est par elle, sa mère, consubstantiel à nous ; et il est consubstantiel au Père dans sa divinité. Plus encore : Marie, comme Jésus existent aussi dans leurs relations mutuelles. Mieux : elle est entrée en relation avec Dieu dans l’acte et l’intention de son incarnation, lorsqu’il a pris chair en elle ! Elle lui a alors donné en sa chair toute son individualité d’homme ! Marie médite cela, les bergers l’adorent et louent, et nous avec les foules le célébrons !

La Lumière est venue dans le monde ; Les ténèbres ne la recevront pas. Jamais ! Elles voudront l’enserrer ; et si l’on peut dire : l’étreindre jusqu’à l’éteindre. Elles le tenteront, des années durant... Jusqu’à perdre à jamais ! C’est ce qu’annonce le Nom de Jésus, et ce qui fut réalisé en Marie. C’est pour cela que « les humbles comprennent », et qu’un grand nombre veut imiter l’attitude de sa Mère !

Aussi avec tous, confions-nous à Sainte Marie, Mère de Dieu : « Je vous salue, Marie, Pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant, et à l’heure de notre mort. Amen ! »




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