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De l’obscurité à la lumière

En ligne depuis le dimanche 9 avril 2006.
 
 

Quand nous ouvrons la Bible, nous lisons que la toute première parole prononcée par Dieu, le Créateur, est celle-ci : " Que la Lumière soit " . Et la lumière fut. Quand nous fermons la Bible, au tout dernier chapitre de l’Apocalypse, nous lisons : " De nuit il n’y en aura plus...Le Seigneur répandra sa lumière sur ses serviteurs ". Entre ce début et cette fin, Jésus, qui est l’Alpha et l’oméga, affirme : " Je suis la lumière du monde ". Il guérit l’aveugle en lui ouvrant les yeux à la lumière du jour et il le sauve en lui donnant la lumière de la foi.

Ainsi, de part en part, l’Ecriture est comme traversée par la lumière.

Dieu est Lumière, Lumière qui ne fait qu’un avec l’Amour ; et la foi n’est pas autre chose que le OUI, L’AMEN par lequel nous accueillons cette Lumière et cet Amour. Ainsi nous pouvons voir avec " les yeux illuminés du cœur "(Ephésiens 1 18), nous pouvons marcher en " enfants de lumière ".

Il en est de la foi comme de la charité : celle-ci porte et sur Dieu lui-même et sur le prochain.

La foi elle aussi porte sur Dieu et sur le prochain.

Par la foi nous faisons nôtre la lumière de Dieu tout d’abord vis à vis de Dieu lui-même ; nous pouvons croiser notre regard avec son regard, le voir un peu (très pauvrement) comme il se voit lui-même. Nous sommes promis à bien davantage : " Nous verrons Dieu tel qu’il est " écrit Saint Jean.

En attendant, le long de notre exode, en ce régime d’itinérance qui est le nôtre, la foi nous éclaire ; elle est un avant-goût de Face à Face éternel. Elle donne sens à notre marche, " sens " avec la double portée de ce mot :signification et direction. "Une lampe sur mes pas ta parole, lumière sur ma route" (Ps11, 8).

Certitude humble et forte que Dieu est, qu’il est vivant, qu’il est avec nous, qu’il nous aime. "Nous autres nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous et nous y avons cru " dit Saint Jean ". Tout peut crouler dans une vie, tout, sauf cette vérité : nous sommes aimés d’un amour inlassable par le Dieu vivant.

Croire c’est consentir à être aimé, contre vents et marées, par Celui qui est Lumière et qui est Amour.

Croire c’est aussi et du même mouvement faire nôtre le regard de Dieu vis à vis des autres, des situations, des événements.

Avouons-le : nous marchons souvent à la lueur de préjugés, de slogans qui flottent sur les ondes, ou encore à la lueur de convictions, vraies sans doute, mais pas toujours bien éclairées. D’où une désolante myopie.

Eh bien la foi s’attaque à cette myopie, à ces aveuglements ; elle tend à rectifier notre regard sur les personnes et sur les choses. Croire, de foi chrétienne, ce n’est pas enjoliver, se rassurer à bon compte ; ce n’est plus s’évader de la réalité, c’est au contraire s’enfoncer dans l’épaisseur du réel, cesser de le réduire à ce qui se voit, se touche, se mesure, se chiffre, pour pressentir cette réalité comme habitée par le Christ. Le Ressuscité fait route avec nous, en nous, entre nous et nous donne de vivre notre histoire comme une " histoire sainte ".

Voilà ce qui est donné par Jésus à l’aveugle-né, voilà ce qui nous est donné par notre baptême. Il se pose là une redoutable question : pourquoi une telle lumière n’est-elle pas donnée à tout le monde ? pourquoi tant d’aveugles de naissance, tant de non croyants ? pourquoi un tel silence de Dieu et une telle éloquence du mal ?

Question sans réponse : être croyant ce n’est pas avoir réponse à tout ; la foi n’est pas un réservoir de réponses à ces réalités qui relèvent du mystère même de Dieu, un Dieu transcendant, Tout-autre.

La foi n’est pas une évidence (sinon tout le monde serait croyant) ; elle n’en est pas moins une certitude.

Le croyant chrétien est certain que Dieu aime tous les humains, que le Christ est mort et ressuscité pour tous ; certain que, par un biais ou par un autre, Dieu s’annonce à tous, comme l’a rappelé le concile Vatican II. Au terme d’une existence humaine Dieu seul sait ce qu’il a offert à chacun et ce que chacun lui a répondu. Ne jugeons pas.

" L’Eglise on sait où elle est, on ne sait pas où elle n’est pas " dit saint Augustin.

Le petit Indien qui vivait en Amérique avant Christophe Colomb était dans l’impossibilité matérielle de connaître le Christ. Est-ce à dire qu’il ne pouvait pas être sauvé ? Certainement pas...

Nous avons, nous, le redoutable bonheur de dire, comme l’aveugle guéri de l’Evangile, " Je crois, Seigneur ". Rendons grâce à Dieu. A nous de nourrir notre foi (lecture de la Parole de Dieu, prière,...) ; A nous de la rendre éclairante pour les autres (témoignage , participation à la Mission de l’Eglise...).

Cette lumière sans prix manque à tant de regards !




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 De l’obscurité à la lumière



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