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Le Verbe s’est fait chair : tout Noël est là !

25 déc. 1998

 

En ligne depuis le dimanche 9 avril 2006.
 
 

Noël est la fête de cette incroyable nouvelle : Le Verbe s’est fait chair. Incroyable, car dans le petit Jésus se rencontrent Dieu et l’homme. Ce qui est petit est en réalité ce qu’il y a de plus grand. Ce qui ne parle pas est en réalité cette parole ininterrompue. Si tout converge vers Jésus, si tout s’agenouille devant lui, si on le chante, si on le loue, si on le glorifie, si on le veille dans la nuit, si on lui réserve ce jour de fête, c’est que ce tout-petit enfant est ce tout-grand. Dieu seul peut être ainsi glorifié.

Le Verbe s’est fait chair : tout l’homme est là !

La chair, nous la connaissons. Nous la connaissons si bien que nous nous servons de ce mot parfois pour désigner la faiblesse de l’homme : " la chair est faible ". Pourtant, la chair n’est pas d’abord cette déchéance possible mais l’homme, tout l’homme, l’homme concret, celui qui a été façonné du limon de la terre et qui, déjà, avait reçu le souffle de Dieu. La chair c’est l’homme vivant, vivant dans toutes les composantes de son être, son corps, son âme, son esprit, ses sens, sa mémoire, son imagination, son affectivité, son intelligence, sa volonté. Dans le petit entant, Dieu se fait tout cela. Rien ne manque à Jésus. Dieu a voulu tout prendre de l’homme pour apprendre à l’homme à devenir à nouveau " chair ". Car, enfin, il n’est pas si facile pour l’homme d’être totalement homme : soit que l’homme abaisse son esprit dans le désert d’un corps inhabité, soit que l’homme se fuit dans la suffisance de son esprit, la plus dangereuse de notre époque étant, sans doute, l’exploration de sa subjectivité, comme si tout commençait par moi, que tout devait être ressenti par moi. Finalement, la chair, nous ne la connaissons pas si bien. Il fallait bien que Dieu nous l’apprenne, dès le commencement et jusqu’à la fin : quand Dieu redonnera à tous leur corps de gloire, cette beauté de la chair habitée définitivement par Dieu. Noël est aussi la fête de l’homme contemplant l’homme, enfin en vérité.

Le Verbe s’est fait chair : tout Dieu est là !

Le " verbe ", nous le connaissons bien. Il n’y a pas une journée sans verbes, sans paroles. Mon Dieu, quel bavardage dans le monde ! Comment Dieu a-t-il pu prendre le risque d’y apporter son propre mot dans ce tohu-bohu de la parole ? Tout le monde parle et le Verbe de Dieu vient donc chez les siens, pour se faire entendre, mais les siens ne l’ont pas reçu. En effet, on ne peut entendre un Verbe qui commence à se taire en se faisant petit enfant et qui d’ailleurs finira pas se taire. Tout le monde contemple un petit enfant, mais il ne viendrait à l’idée de personne d’entretenir une conversation avec lui. Alors, ce petit enfant, vous me dites qu’il est le Verbe de Dieu ? Attendons qu’il parle, nous verrons plus tard. Les siens ne l’ont pas reçu car ils ont mesuré le Verbe de Dieu à la hauteur de leur verbe à eux, paroles détachées de Dieu. Combien de paroles sont dites, aujourd’hui, du haut de cette suffisance. Que peut dire l’homme quand son verbe oublie Noël ? Il peut bien multiplier les paroles pour se donner l’impression d’exister ou de communiquer mais son propos est vide, vide de sens, vide du poids réel de la vie, vide de lumière véritable. Le Verbe, c’est l’intelligence de Dieu, sa lumière, sa sagesse. Si vous cherchez la lumière, ce nouveau-né, même silencieux pour l’instant, parlera à votre cœur. Un enfant n’est jamais vraiment silencieux pour ceux qui l’aiment.

Le Verbe s’est fait chair : tout Dieu et l’homme sont là !

" Tous, nous avons part à sa plénitude : nous avons reçu grâce après grâce ". Rien de ce qu’est l’homme n’échappe à Dieu ; rien de ce qu’est Dieu n’échappe à l’homme. Tout Dieu, tout l’homme. Il n’y a pas d’un côté le Verbe, d’un autre la chair ; d’un côté Dieu ; d’un côté l’homme. Désormais, c’est Dieu et l’homme. La Toute-puissance de Dieu prend ce visage humain : il leur a donné ce pouvoir infini de devenir enfant de Dieu. Désormais, tout don de Dieu prendra ce visage humain. Toute grâce, en passant par Jésus, devient " chair ", pétrie de Dieu et pétrie de l’homme. Frères et sœurs, nous devons présenter à notre prochain ce visage humain de la grâce.

Le même Verbe qui, à l’origine, a créé l’homme sans l’homme, revient maintenant et habite l’homme avec l’homme. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; mais l’homme aussi, finalement, personne ne l’a jamais bien vu : Jésus, tout le monde peut le connaître.




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 Le Verbe s’est fait chair : tout Noël est là !



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