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Le carême, école de fidélité

Mercredi 28 février

 

En ligne depuis le mercredi 26 juillet 2006.
 
 

Oui, frères, c’est bien cela que, chaque année, veut nous enseigner cette merveilleuse période d’urgence qu’est le Carême. Nos anciens l’appellent un "vénérable sacrement", et pourquoi donc, sinon parce que, très précisément, il est un temps de particulière présence à nos vies, de l’Esprit qui poussa Jésus au désert de la Tentation, l’Esprit qui renouvelle la face de la terre, qui donne de mieux voir, qui secoue, qui brûle, qui enivre ? Si un jour, saint Benoît a pu dire au chercheur de Dieu qu’est son disciple : "Fais donc de toute ta vie un continuel Carême", ce n’est pas tellement parce qu’il canonise les "observances" pénitentielles de ces jours, mais bien parce qu’il veut le moine animé sans cesse par la recherche, vivifié par le désir de la Pâque éternelle, donc jamais installé, jamais satisfait, mais homme de désir, réinventant sa vie à chaque moment.

D’où le Carême, comme toute la vie : "école de fidélité" Car la fidélité est à mes yeux l’éveil à l’actuel, à l’immédiateté de la vocation de tout homme à entrer dans la Fête de Dieu, à ce vivre-Dieu qu’est le mystère de la grâce et de la gloire dans une forme plus ou moins concrète de service de Dieu et des hommes. Elle est le "oui" de plus en plus sérieux et approfondi aux exigences parfois bien inattendues d’un tel choix dans lequel, d’une certaine façon, on a risqué sa vie, du moins en ce qui concerne l’essentiel, le cheminement vers Dieu dans l’amour et l’espérance. Le reste, pour valable qu’il soit, pour si sacré qu’il soit, n’étant que le reste, le relatif, c’est à dire ce qui n’a de consistance que comme relation à l’essentiel, à ce qui ne doit jamais passer parce que c’est du divin. Et voilà bien le difficile.

Aussi, dès dimanche prochain, nous voilà poussés par l’Esprit au désert pour y être tenté par Satan, l’infidèle par excellence, l’esprit qui ne désire qu’une chose : nous entraîner dans son infidélité, dans sa non-foi en Dieu, en nous faisant miroiter la terre, le bluff ou l’enivrement du pouvoir. Mais ce ne sera pas pour nous laisser abattre. Au contraire, pour nous rappeler la parole du Seigneur : "Quand mon serviteur m’appelle, je lui réponds, je reste près de lui dans son épreuve, je vais le délivrer, le glorifier, de longs jours, je vais le rassasier". Pour nous rappeler que la victoire sur le Mal nous est déjà acquise par Jésus, nouvel Adam, qui par l’accomplissement de toute justice a conduit, conduit et conduira tous les hommes à la justification qui donne la vie.

Ne perdons jamais de vue l’éperdue confiance en la dynamique de la grâce toujours neuve de Dieu, acquise par Jésus-Christ, pour tous et pour chacun de nous. La liturgie du Carême nous aidera à prendre une conscience plus sincère et plus profonde de ce dont le Christ nous libère, notre péché. Mais c’est toujours pour nous aider à acquérir une connaissance toujours plus savoureuse, toujours plus reconnaissante de ce en vue de quoi le Christ nous libère : cette abondance justement de la grâce et du don de la justice qu’Il donne à tout homme pourvu qu’il s’y ouvre par la foi. Joyeux Carême donc, frères et soeurs. Ou pour exprimer ce souhait dans les termes mêmes de l’Apôtre Paul : "Que le Dieu de l’espérance vous comble de joie et de paix dans la foi afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit".




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