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Professer que Jésus est seul Sauveur

Dimanche 4 mars 2001

 

En ligne depuis le mercredi 26 juillet 2006.
 
 

Les deux premières lectures de ce dimanche, sont centrées sur la profession de foi du croyant. La liturgie du Carême nous fait percevoir l’initiation d’une intense catéchèse dans l’ordre de la foi et de la pratique de la vie évangélique telle qu’elle était pratiquée aux premiers siècles de l’Eglise. Il était expliqué et enseigné le " Credo " ou symbole de la foi. On devait le mémoriser et ensuite, durant une célébration spéciale, montrer à toute la communauté chrétienne locale qu’on le connaissait. Cette célébration se voulait, avant tout, être une profession solennelle de foi. C’était un des moments les plus fort du catéchuménat antique, qui précédait la triple profession de foi au cours de la triple immersion dans la fontaine baptismale.

La première lecture du livre du Deutéronome est un vieux " Credo " qui accompagne l’offrande liturgique des biens de la terre. Le sens d’une telle action liturgique est celui d’un mémorial. Il est l’anamnèse de ce que Dieu a fait pour le peuple élu. C’est l’évocation des grandes phases de l’histoire du salut qui est ici une profession de foi en Dieu qui a rassemblé et conduit son peuple, évocation qui rend contemporains ces évènements rappelés. " Hier, aujourd’hui et toujours ", telle est la triple dimension de la liturgie.

Si le livre du Deutéronome rappelle la place du mémorial, de l’anamnèse dans le culte, saint Paul dans la lettre aux Romains, insiste sur la portée de l’invocation, de l’épiclèse, du nom du Seigneur par lequel on obtient le salut. Dire le nom c’est reconnaître dans son identité profonde celui qu’il désigne. Invoquer le nom de Jésus c’est donc un acte de foi total au Seigneur, le crucifié-ressuscité, qui sauve. C’est accueillir sans condition sa puissance et sa force de salut. Le point culminant de l’histoire du salut est le Christ, Verbe fait chair. Aussi l’acte de foi du peuple nouveau doit s’élargir à l’histoire renouvelée. Les hommes d’aujourd’hui, que nous sommes, doivent professer que le Christ est le vrai libérateur, d’où l’expression qui nous est chère depuis les premiers chrétiens et les pères de l’Eglise : " Pâque du Christ et des chrétiens ".

Dans l’ère nouvelle de la " nouvelle alliance " c’est la foi qui sauve. C’est ce qu’exprime saint Paul en exposant la profession de foi des chrétiens dans la lecture de l’épître aux Romains (10, 8-13) de ce jour. La foi est intelligence du mystère du Christ et est cohérence de vie. La liturgie du carême nous met devant le mystère central de notre foi qui nous invite à croire dans l’oeuvre du Rédempteur, notamment par l’Eucharistie. Jésus dans l’Evangile d’aujourd’hui nous est montré comme le messie qui est fidèle à la volonté et à la mission que lui a confié Dieu, le Très-Haut. Il se situe scrupuleusement au plan du Père, qui le veut messie et sauveur par une vie d’humilité et de pauvreté. Dieu voulait sauver le monde par les moyens divins et non par les moyens humains de la richesse matérielle, de la puissance, de la gloire.

Jésus rejette, comme suggestion diabolique, la perspective d’un messie spectaculaire comme pourraient le concevoir les compromis accrédités par notre prudence qui peut être myope et négligente. L’Evangile de Luc, en ce qui concerne les particularités de la tentation, propose de combattre les fausses conceptions messianiques, alors en vogue parmi les juifs. Ils attendaient pour messie, un roi politique, un guerrier, un détenteur de richesses fabuleuses, un irrésistible fascinateur de masses. Le véritable messie se présente au contraire dans la condition de folie pour les païens et de scandales pour les juifs (1 Co 1, 23) . Celui là est le messie authentique. Pourtant le pseudo messie attendu par les scribes et les pharisiens n’a pas complètement disparu définitivement de notre conception du messie et nous risquons de nous en faire de fausses images. Le Christ veut démontrer le caractère diabolique qui ferait éviter la part fondamentale et déterminante de l’initiative divine. Rien ne s’oppose à la voie du salut qui est ouvert à tous. " Tous ceux qui invoqueront le nom du Seigneur, dit saint Paul, seront sauvés ". Il s’agit de croire à la parole de foi prêchée par les apôtres. A tous l’Esprit est donné gratuitement et avec abondance.

Le ministère et la prédication de Jésus sont caractérisés par la puissance qu’il tient du Père qui a la seule initiative de la donner. Jésus la communiquera avec le don de l’Esprit Saint à ses disciples pour qu’ils soient ses témoins jusqu’aux extrémités du monde. Cette puissance n’a alors rien à voir avec celle du " prince de ce monde " ; pouvoirs et gloires illusoires qu’il donne, n’en sont pourtant pas moins tentants.. Pourtant c’est la croix du Christ qui nous rassemble tous. C’est au terme de l’itinéraire pascal que la puissance et la gloire de Dieu se révèlent pleinement. La tentative du diable contre Jésus éclaire la compréhension du drame qui va se jouer à la Passion. La vraie question portera à nouveau sur la personne de Jésus, Fils de Dieu. C’est dans l’obéissance au Père jusqu’à la mort que se manifeste le pouvoir souverain du Seigneur. Avec Luc, il nous faut suivre Jésus, que le diable n’a jamais pu faire dévier de son chemin. Oui Seigneur, tu es le Fils de Dieu ! Toi seul es Seigneur ! Tu nous apprends : " Père, que ta volonté soit faite ". Tel est le chemin de notre foi et de ses épreuves au quotidien. En nous laissant éduquer par la pédagogie de la liturgie du Carême, apprenons à dire : " Jésus, j’ai, confiance en toi "




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