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Voici que je fais un monde nouveau

Dimanche 1er avril 2001

 

En ligne depuis le mercredi 26 juillet 2006.
 
 

" Ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau " (Is 43, 18). Dieu a fait des miracles au désert. Dieu a montré sa puissance. Il promet par la bouche du prophète de faire du neuf. Car ce monde qu’il a créé est toujours en gestation, marqué par l’événement central de la venue de Jésus et de son impact salvifique sur l’histoire. La grâce de Dieu se fait ainsi abondante pour celui ou celle qui entre dans l’expérience du salut par la foi. Car l’amour de Dieu reprend toujours l’initiative, malgré l’éloignement du pécheur ou de la personne indifférente.

Encore aujourd’hui, Jésus bouscule nos idées religieuses. Le geste du Christ envers la femme adultère montre le dépassement qu’il faut faire pour nous débarrasser de notions légalistes légitimant nos jugements parfois un peu simplistes. Le Christ invite les disciples à aller plus profond que la seule observance de la loi. Il veut les faire entrer dans la perspective d’une morale de l’amour, une morale de la vie et du témoignage personnel de sainteté, tenant compte des circonstances et de la faiblesse humaine. Ce type de justice vient de Dieu. " À cause de lui, j’ai tout perdu et je considère tout cela comme ordures afin de gagner Christ et d’être trouvé en lui, non plus avec une justice à moi, qui vient de la loi, mais avec celle qui vient par la foi au Christ, la justice qui vient de Dieu et s’appuie sur la foi ", dit saint Paul (Ph 3, 8-9). La justice de Dieu ne se modèle pas sur celle des hommes. L’homme juge selon les actes extérieurs. Dieu a d’autres critères. La droiture, la contrition, la sincérité du coeur viennent attendrir le coeur de Dieu. Se reconnaître pécheur évite la condamnation définitive. Les circonstances, le contexte et surtout l’option miséricordieuse sur chacun, au lieu de condamner à l’irréversible, ouvrent à une voie nouvelle par la conversion.

Pour Dieu, chaque homme est accueilli dans la perspective d’un devenir meilleur par la foi soutenue par la grâce. Dieu ne pose pas de jugement définitif sur le pécheur. Il garde toujours la porte ouverte à celui ou celle qui veut revenir à de meilleurs sentiments. La puissance rédemptrice du Christ ouvre à une nouvelle manière de juger et de voir. Surtout, elle donne la chance de faire mieux. " Moi non plus, je ne te condamne pas : va, et désormais ne pèche plus " (Jn 8, 11). L’épisode de la femme adultère montre bien la lutte entre le religieux et l’homme de loi et la miséricorde exercée par Dieu. Jésus renvoie les pharisiens à leur propre conduite. Il les contraint à se reconnaître pécheurs. Jésus écoute silencieusement leurs paroles agressives, puis ils les amène à entrer dans la profondeur de leur conscience.

Comme eux, nous sommes solidaires de nos péchés, mais Dieu pardonne au coeur contrit. Les Pharisiens, au lieu de reconnaître leur dureté et leur péché, ont choisi de se retirer en silence. " Femme, où sont-ils donc " (Jn 8, 10) en parlant de ses accusateurs. Est-ce que ce matin nous allons nous aussi partir, laissant le pécheur se réconcilier avec Dieu, mais ignorant notre propre besoin de conversion ? Jésus nous demande de rester avec lui et avec la pécheresse pour construire un monde nouveau. Sommes-nous prêts à rester avec Jésus, traçant sur nos fronts le signe de la croix du repentir, soutenant la femme adultère dans l’accueil du pardon, pour que pardonné nous aussi au même titre, nous ne péchions plus ? Resterons-nous avec le Christ, entendant les cris des hommes qui ont besoin de retrouver écoute, grâce, pardon, miséricorde ? Resterons-nous avec le Christ pour tracer sur la trame de nos vies les traits d’un nouveau Royaume, d’une humanité plus juste, d’un monde plus heureux ? À nous de décider, sachant que la puissance de la Résurrection peut nous faire voir le maître tout comme Marie-Madeleine l’a vu le matin de Pâques. Alors, avec elle, dans l’émerveillement, nous pourrons dire " Rabbouni ", c’est-à-dire maître, et partir en courant l’annoncer à tous ceux que nous verrons.




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