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Célébration de la Passion

Vendredi-Saint, 13 avril 2001

 

En ligne depuis le mercredi 26 juillet 2006.
 
 

" Je crois en Jésus-Christ, il a souffert sous Ponce Pilate ". Jésus a souffert de tout son corps, de tout son coeur, de toute son âme. Car c’est ainsi qu’il convient d’aimer Dieu : de tout son être. Il a souffert de tout son corps. Souffrance physique. Un corps humilié, blessé, meurtri : le fouet ; les épines ; la lance ; les clous. Les chutes et le sang versé. La première mort : celle du corps. Le souffle coupé ; le coeur qui ne bat plus ; les sens qui ne perçoivent plus rien. L’ensevelissement. Le grain qui meurt.

Il a souffert de tout son coeur. Souffrance morale. La trahison, d’abord. Peu importe qui, mais la trahison, avec ces degrés de lâcheté. De Judas à Pierre, et de tous les autres. Juifs, païens, chrétiens. Tous sont pécheurs. Au pied de la Croix, l’amour impuissant du disciple bien-aimé. Et la mère de Jésus qui continue l’enfantement dans la douleur de toutes les mères, et le glaive qui transperce aussi son coeur. Souffrance du Fils dans la solitude, élevé de terre et si loin du ciel paternel. La deuxième mort : quand il n’y a plus d’amis et que même le Père semble loin.

Il a souffert, enfin et surtout, dans son âme, de toute son âme. Souffrance mystérieuse, mystique. Le vrai combat spirituel. L’affrontement du péché ; du néant du sens et de l’amour. Du Mal, du Diable et de ses légions. Prince de ce monde ; expert en mensonge. L’innocent plongé dans la culpabilité universelle, le refus de Dieu, la haine du frère. Tout ce que l’homme accumule de " culture de mort ", des génocides, des tortures, des crimes de l’enfant à naître, du mépris du faible, et ces petites mesquineries de la vie quotidienne qui, elles, ne sont peut-être pas graves mais qui pèsent aussi sur la Croix. La troisième mort : l’épreuve de l’enfer possible que seul un cri peut suggérer, au nom de tous les pécheurs : " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné " ?

Pourquoi, Seigneur, tant de souffrances sur la Croix et dans le monde ? " Cela fait si longtemps que vous êtes avec moi et vous ne comprenez pas " " Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qu’il la donne ". " Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ". La souffrance et la mort, comme mystère d’offrande et d’amour possibles, comme salut, comme rédemption, et surtout, comme chemin vers le troisième jour.




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 Célébration de la Passion



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