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une fête éclatante et joyeuse

Lundi 1° novembre 99

 

En ligne depuis le dimanche 5 novembre 2006.
 
 

Si la sainteté, de l’homme est participation à la beauté de la vie divine, la Toussaint devrait être une fête éclatante et joyeuse, qui nous entraîne à imiter ceux et celles qui sont parvenus à la gloire du ciel, plutôt que d’évoquer les sorcières enfourchant des balais ou les squelettes grimaçants que des réseaux commerciaux fort opportunistes étalent dans les magasins et les restaurants. Toussaint ou Halloween ? La joie de l’union à Dieu ou la peur des esprits maléfiques ? On a reproché, exagérément sans doute mais non toujours sans quelque fondement, à l’Eglise d’avoir pendant (les décennies sinon des siècles, traumatisé les consciences chrétiennes à coup de péchés mortels et de damnations éternelles. Aujourd’hui le bonheur proposé par l’Evangile apparaît saris doute trop simple et l’on joue à se faire peur avec la mort et l’au-delà ! N’est-ce pas, en fait, marcher à reculons ? Les conceptions les plus archaïques de la sainteté nous la présentent comme séparée du monde profane et effrayante à force d’être transcendante. Mais tout le déploiement de la Révélation divine dans l’histoire nous montre que Dieu veut nous communiquer sa sainteté, nous faire participer à sa vie, en venant jusqu’à nous dans la plus extrême proximité, en se faisant homme. Le trois fois saint n’habite pas dans les nuages mais parmi nous, car " le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous " et " le Royaume est au—dedans de nous ". Jésus est " le Saint de Dieu " et si " celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas ", " ceux qui se laissent conduire par l’Esprit, ceux-là sont fils de Dieu ". comme le Christ et dans le Christ. Le saint n’est autre que le fils de Dieu, car la sainteté est la participation à la vie divine et recevoir la vie, c’est naître et devenir fils. Le Saint, le Fils de Dieu, c’est donc Jésus, à qui le Père a tout donné et qui se donne à son tour pour nous. Le saint, le fils de Dieu, c’est chacun de nous, chrétiens, car " de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce pour grâce ". C’est nous, collectivement, qui formons une " nation sainte " et un " sacerdoce royal ", qui édifions " le temple saint " qu’est l’Eglise, " Jérusalem nouvelle " et " cité sainte " descendue du ciel, ce peuple immense des élus, au nombre symbolique de 144000. de " toutes nations, races, peuples et langues ".

La Toussaint est donc fête du salut réalisé. de la sainteté communiquée et reçue, de la vocation accomplie de fils de Dieu. Elle célèbre le fait que le désir de Dieu - " Soyez saints car moi je suis saint " -, que l’exhortation de Jésus - " Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait " -, que la demande quotidienne qu’il nous fait formuler " Que ton nom soit sanctifié ", que tout cela n’est pas qu’un idéal asymptotique mais une réalité à vivre en communion avec toute l’Eglise " sainte et immaculée ". Nous sommes donc bien loin d’Halloween et de ses mascarades fantasmagoriques. La sainteté relève de la joie. non de la peur. N’ayons pas peur d’être des saints, c’est-à-dire de le devenir. Il reste cependant que cette joie n’est pas non plus de n’importe quel type. Elle est celle promise dans les béatitudes évangéliques que nous remémore l’Evangile d’aujourd’hui. Joie qui n’appartient qu’aux pauvres et purs de coeur, aux doux, aux miséricordieux, aux humiliés, bref : à ceux qui marchent sur la route même du Christ. Exalter cela est toujours admirable mais le vivre, nous le savons, demande vraiment de passer par la " porte étroite " du renoncement aux critères du monde. Cela demande une simplicité d’âme, une enfance de coeur, qui constituent la vraie difficulté de la sainteté, car nous sommes trop faussement grands pour trouver simple d’être petits. Le simple nous est devenu difficile parce que nous voulons toujours plus, que nous avons sans cesse faim et soif de tout autre chose que de la justice qui seule devrait nous rassasier. La Toussaint est la fête de tous les vrais enfants de Dieu, de tous les humains qui ont sont parvenus à " redevenir comme des enfants pour entrer dans le Royaume des cieux ". Elle est la fête où les enfants de Dieu vivant sur cette terre se réjouissent au sujet des enfants de Dieu qui vivent déjà dans la gloire du Ciel. Elle est aussi cette fête par laquelle nous sommes aidés à voir briller dans l’Eglise, malgré tous les péchés de ses membres, la sainteté du Corps du Christ. Elle est enfin la fête où nous devons intercéder plus que jamais dans notre prière fraternelle pour ceux qui, dans le silence des geôles ou les cris des tortures, vivent l’insulte, la calomnie et la persécution pour la justice, pour ceux qui. offrent aussi souffrances ou solitude pour " compléter en eux ce qui manque à la passion du Christ ". La " communion des saints " resplendît du " soleil de justice " mais à l’ombre de la croix. Heureux les saints qui vivent les béatitudes évangéliques, comme Jésus et en Jésus, le pauvre et le doux, le miséricordieux et l’artisan de paix, l’affamé et assoiffé de cette justice pour laquelle il souffre persécution. Heureux sommes-nous si nous consentons à devenir ce que nous sommes : tous saints.




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