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Le passé c’est du passé

En ligne depuis le samedi 5 mai 2007.
 
 

« Le passé c’est du passé. Il faut se lancer vers l’avenir ». Voilà, chers amis, le message de la liturgie de ce cinquième dimanche de carême. Oublier notre passé de pécheurs pour nous orienter de toutes nos forces, avec la grâce de Dieu vers un avenir glorieux, sans tâche, sans péché.

« Personne ne t’a condamnée. Moi non plus je ne te condamne pas. Va ! Ne pêche plus ». Il y a là invitation à la femme pècheresse à se défaire de son passé en prenant la totale résolution de tendre vers l’avenir à partir de ce moment précis. Va ! Je ne te condamne pas mais le péché, je le condamne : ne pêche plus. Seul le pardon offert peut permettre au pécheur d’avancer, d’aller vers l’avant.

« Va ! Je ne te condamne pas ». Jésus révèle la miséricorde infinie de Dieu. Il va esquiver le piège des scribes et des pharisiens en leur faisant prendre conscience qu’ils sont aussi, comme cette femme, des pécheurs qui ont besoin de la miséricorde et du pardon de Dieu. Cette femme prise en flagrant délit d’adultère, il faut la lapider selon la loi de Moïse. Ces scribes et ces pharisiens se font ainsi idolâtres de la loi en oubliant le vrai visage de Dieu : un Dieu de pardon et de miséricorde. Jésus ne répond pas tout de suite à leur question insidieuse. Il laisse le temps à tous de discerner, de méditer. Un silence pédagogique. Il est assis écrivant sur le sol. Se levant, il remporte la victoire sur le mal, sur le péché : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre ». Les plus anciens partent en premier et les plus jeunes ensuite. Les plus anciens partent en premier parce qu’ils sont plus à même d’expérimenter la miséricorde de Dieu. Eux qui, tant de fois, ont lu, ont chanté et médité les psaumes : « Dieu est Amour et Miséricordieux, plein d’amour et de tendresse. Lent à la colère. Comme est loin l’orient de l’occident, il éloigne de nous nos péchés » (Ps. 103). Jésus les invite à pratiquer ce qu’eux-mêmes chantent au jour le jour.

Tous partent. Jésus est seul avec la femme pècheresse. C’est le face à face, comme dit saint Augustin, de la Miséricorde de Dieu et de la misère. La Miséricorde de Dieu va inviter cette femme pècheresse, miséreuse à aller vers l’avant, à se divorcer de son passé et à s’orienter de toutes ses forces sans regarder en arrière vers le but final, la rencontre avec son Dieu.

C’est exactement la démarche de saint Paul : « oubliant ce qui est arrière, et lancé vers l’avant, je cours vers le but pour remporter le prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus ». L’image de la course est fréquente dans la théologie de saint Paul. Elle traduit bien la situation d’un chrétien. Un coureur ne regarde pas en arrière. Ce qui l’intéresse, c’est le point final, le but à atteindre. Un chrétien également doit se lancer vers ce but final. Saint Paul attire bien l’attention des Philippiens : « Je ne suis pas encore au bout, mais je poursuis ma course pour saisir tout cela, comme j’ai moi-même été saisi par le Christ Jésus ». Depuis le jour où il a été saisi par le Christ Jésus sur le chemin de Damas, il a voulu tout rompre avec son passé. Il considère tout comme des balayures, comme des choses qui n’ont pas d’importance pour se donner totalement à son Seigneur et à son Dieu, Jésus-Christ. Il considère tout comme des balayures c’est-à-dire ses anciennes coutumes, ses anciennes lois. Sa rencontre sur le chemin de Damas l’a libéré de l’idolâtrie de la loi et de ses vieilles pratiques pour se donner totalement à son Seigneur. S’il poursuit sa course vers le but, c’est parce qu’il a été saisi par son Seigneur. Par la grâce du Christ, il se lance vers l’avant en oubliant ce qui est en arrière. « Oublier le passé et tendons nous vers l’avenir ». Le prophète Isaïe ne dit pas autre chose aux juifs exilés à Babylone : « Ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus au passé. Voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà, ne le voyez vous pas ? ».

Ainsi, Chers Amis, Dieu nous invite à nous tourner vers l’avenir. Oublier le passé, c’est ne pas s’y attarder. C’est nous libérer de toute rancune, de tout ressentiment pour arriver à nous pardonner en toute sincérité les uns les autres en nous fixant sur l’avenir. Oublier le passé c’est également prendre la ferme décision de nous dépouiller de notre vieil homme pour devenir une créature nouvelle en allant de toutes nos forces, avec la grâce de Dieu vers le but final puisque nous avons tous été saisis par le Christ dès le jour de notre baptême. Que la grâce de Dieu nous accompagne toujours dans cette course. Amen !




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