Accueil
Présentation Avent Noël Ordinaire Carême Pâques Sanctoral Divers        


Accueil >> Sanctoral >> Fêtes mariales >>   Fruit de la prière du Rosaire : Croire Dieu sur Parole !

TOP 5 :

textes  les plus lus :
 
par fr. HF Rovarino o.p.
La Mère de Dieu a quelque chose à nous dire
8357 visites

par fr. R Bergeret o.p.
Au désert, je parlerai à ton cœur
7498 visites

par fr. R Bergeret o.p.
Dieu nous fait le cadeau de sa présence
7393 visites

par fr. ST Bonino o.p.
Notre attente : la vie éternelle
6681 visites

par fr. BM Simon o.p.
Le jeune homme riche
6291 visites

Fruit de la prière du Rosaire : Croire Dieu sur Parole !

Annonciation 07 10 2007

 

En ligne depuis le lundi 5 novembre 2007.
 
 

Nous avons écouté l‘Evangile de l’Annonciation. Cette page a son image, ou plutôt cette Parole a son illustration. L’evangile nous convoqua à Nazareth ; mais il demande en cette église un arrêt sur image (cf Eglise du Très-Saint-Rosaire, Couvent des Dominicains, Marseille). Si j’étais à l’instant un guide, je vous dirais qu’en levant les yeux vous admirez un haut-relief du sculpteur lyonnais Millefaut. Notre-Dame du Rosaire qui y trône présentant Jésus, vous a déjà accueillis avant même de passer la porte de l’Eglise. Sur le souhait du Bienheureux Père Cormier et suivant des dessins de Maître Bossan, les Mystères du Seigneur ornant la façade montraient ces moments éclairant notre contemplation évangélique !

Gagnant votre place, vous avez avancé sous une triple voûte bleue, bordée de fleurs blanches puis rouges et enfin jaunes d’or, des tons traditionnels pour évoquer les trois « séries » des quinze mystères de prière, joyeux comme l’Annonciation ou la Nativité, douloureux comme l’Agonie du Seigneur ou sa Crucifixion, glorieux comme sa Résurrection ou le Couronnement de Marie qui nous guide depuis la porte, image de ce à quoi nous conduit la persévérance priante sous le regard de Notre-Dame. On se s’étonnera plus de les voir maintenant illustrés devant nous, sur ce haut-relief, entre la terre où nous les méditions et le Ciel où ils nous attirent, exemple d’une église - bâtiment - dédiée à Notre-Dame du Rosaire dont l’Eglise - Corps du Christ - célèbre le patronage en cette date du 7 octobre.

Mais pourquoi tout cela ? - Parce que les moments que rassemble la prière du Rosaire offrent « comme un résumé de l’evangile » dira le Pape Paul VI, à la suite de notre frère marie-Joseph lagrange (fondateur de l’Ecole biblique) qui décida ici, en cette église, de rejoindre l’ordre dominicain.

Ces moments appellent notre intelligence à contempler Jésus avec le regard qui l’aima plus que de d’autres, celui de sa maman, Marie. Ces instants de lumière nous sollicitent afin que la connaissance de Jésus transfigure notre vie par la grâce de notre prière. Ces heures nous demandent d’accueillir la Parole comme Marie en donna l’exemple, afin qu’il se fasse en nous « comme une incarnation du Verbe ». Pour cela, le Rosaire est une aide. Ici, la pierre le dit : à la droite de Notre-Dame, les allégories angéliques des trois vertus théologales (foi, espérance, charité) présentent des bouquets de cinq roses, pour un rosaire unissant quinze mystères chrétiens. Ces vertus dialoguent avec les archanges : avec la foi, les mystères joyeux répondent à « la force de Dieu », l’archange gabriel ; avec l’espérance, les mystères douloureux appellent « le secours de Dieu », Raphaël ; par la charité, les mystères glorieux rejoignent Michel, victorieux en Dieu, car « Qui est comme Dieu ? » : foi et joie, espérance dans l’épreuve, charité et gloire divine « qui ne passe pas ».

Ce résumé est un appel : l’illustration ne remplace pas la parole. La vie du Seigneur se déploie à partir de l’Annonce écoutée : sur ce point, Notre-Dame du Rosaire nous éclaire. Ces moments du Seigneur ne sont pas seulement devant nous, comme dans un musée ou sur les pages d’un livre. Des regards vont les scruter pour que des cœurs en soient irrigués : il y a ainsi un moment dans nos vies qui est essentiel - pour chacun de nous. Un instant vers lequel on avance ou du quel on se nourrit. Marie a vécu cela. Sa leçon tient en peu de mots : croire Dieu sur Parole... Disant ces mots, je rejoins ces moments où nous oscillons entre consentement au Seigneur et remise de tout à l’habitude humaine ; ces moments où nous sommes désireux d’accueillir la grâce « à plein cœur » et pourtant prêts à remettre cela à... plus tard. Bref, si enfants de Dieu, nous prions : « Que ta volonté soit faite » ou « qu’il me soit fait selon ta parole », cependant, alourdis par notre tempérament ou rongés par le péché, nous justifions nos atermoiements : « qu’elle soit faite, oui, mais pas tout de suite ! De toute façon, cela ne se fera-t-il pas quand même... Et - qui sait ?- si cela pouvait se faire sans moi ! »

D’où notre envie - peut-être - en écoutant ce mystère de l’Annonce faite à Marie. Nous voici saisis par sa simplicité et comme mis à nus : quelle différence d’avec nous !

La Vierge avance des paroles simples, elle n’oppose rien à l’ange ; elle fait mémoire de sa vie à la lumière de la grâce, et elle livre à Dieu son cœur et sa chair, sa personne ! Moyennant quoi, le Seigneur vint : « Pour nous les hommes et pour notre Salut, il descendit du ciel ; par l’Esprit-Saint il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme ». Instant unique, d’une simplicité divine vécue par une croyante !

Comment ne pas entrevoir dans ce mystère une espérance : Oui, croire Dieu sur Parole ! Par Marie l’existence de chacun en fut bouleversée. Du mystère de Nazareth, notre Dieu fit un portique, ouvrant sur une histoire. Cet instant devenait le commencement d’une Révélation et celui de notre Transfiguration ; comme le proclamera Elisabeth : « Heureuse, celle qui a cru en l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ! » Heureuse, oui, et sa foi fut tellement la sienne qu’elle permettrait la nôtre ! Quand la foi illumine une vie, celle-ci est féconde. Quelle leçon de charité aussi : croire Dieu sur Parole, afin que d’autres en vivent !

Les ans s’écouleront de Nazareth à Jérusalem : nous y trouvons - comme les cailloux mystérieux d’un Petit Poucet divin - la présence de Marie signalant son Seigneur et nous permettant d’aller vers le Royaume. Avec le temps, les cailloux roulés entre nos doigts sont devenus ces grains qu’une corde relie, pour nous hisser vers Dieu, humble chapelet d’une prière du cœur nourrie par la salutation de l’ange Gabriel et celle de sainte Elisabeth. Présente à Jésus comme présente à l’Eglise, Celle qui enfanta Dieu devenait notre mère ! Les années ont passées. Devenues des siècles, elles se proposent pourtant d’être notre « aujourd’hui ». Et dans cet aujourd’hui, elles aident notre regard à contempler Jésus. Notre-Dame du Rosaire ! Accordée au Seigneur, elle sait nos prières, jusqu’à ces prières de réserve ou de recours ultime que seule elle entendra quand nous ne savons plus nous tourner vers le Père - ou n’osons pas le faire !

« Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pêcheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. » Oui, qu’il en soit ainsi !




4025 affichages
 

 Fruit de la prière du Rosaire : Croire Dieu sur Parole !



Untitled Document