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Que ta joie soit parfaite Et nul ne pourra te la ravir ! (Jn 16, 22-24)

Montpellier 2009

 

En ligne depuis le dimanche 20 décembre 2009.
 
 

Sophonie 3, 14-18 Cantique d’Isaïe 12, 1-6 Philippiens 4, 4-7 Luc 3, 10-18

Dimanche de la joie : « gaudete », réjouissez-vous ! On pourrait même avoir des ornements liturgiques roses pour voir, enfin, la vie en rose... mieux, la vie en joie. Le violet ne signifie pas deuil ou pénitence, mais préparation. Oui le mal, la souffrance et la mort n’ont pas le dernier mot. Car Il vient dans la gloire, celui que l’humanité a attendu comme son Sauveur. Jésus ne revient pas comme si de rien n’était. Et voilà le secret de l’Avent qui devient le secret de notre joie : Il est venu dans la chair, Jésus, le Sauveur du monde Il vient dans la gloire, le Ressuscité vainqueur du mal et de la mort Il est Celui qui vient en nous et à notre rencontre Faisons place pour l’accueillir dans sa Parole, dans son Eucharistie et dans le Sacrement du frère.

Réjouissez-vous, tenez bon dans la joie, poussez des cris de joie, car le Seigneur est proche. La parole de Dieu aujourd’hui est claire, nette, sans bavure, j’allais dire sans mystère. Et pourtant reconnaissons le, ce n’est pas la joie dans notre monde caractérisé par la crise, ni dans une Église maussade qui baisse les bras en faisant le bilan des entrées au Séminaire. Et justement il y a un cruel déficit de joie et d’espérance dans le monde. Et peut-être que des chrétiens désespèrent d’annoncer une joie de vivre sans prix, au delà même de toute espérance. Le temps de l’Avent est le temps de l’audace de la joie qui, seule, donne le goût de vivre et de témoigner. Osons la joie, osons annoncer la joie en la vivant, sans demander à Dieu que son Église retrouve le témoignage de la joie pour la vie du monde.

Nous l’avons entendu : la joie vient dans le monde car c’est l’Avent, le temps de la venue, le temps où Dieu se fait proche. Le Tout puissant se laisse découvrir comme l’infiniment compatissant.

Les petits et les exclus tressaillent de joie à l’approche du vrai Dieu. L’Avent nous donne des compagnons de joie de toute première force. Et en premier lieu les prophètes, comme Sophonie qui aujourd’hui nous invite à pousser des cris de joie. Et surtout Isaïe, le maître de la promesse d’une joie universelle. Ils ont été comblés par la venue d’un Sauveur quand les temps furent accomplis : voici l’Emmanuel, Dieu avec nous, Dieu l’un de nous. Mais les plus grands compagnons de joie sont Marie - dimanche prochain - et Jean-Baptiste, le précurseur.

Dans l’Évangile du jour, Jean nous livre son secret de joie. A tous les pêcheurs venus en foule au bord du Jourdain, il indique le partage comme source certaine de joie. Aux publicains il propose le respect de la loi et aux soldats le respect d’autrui. La bonne relation à autrui et à Dieu garantit notre joie personnelle. Mais son vrai secret personnel c’est l’effacement devant le Messie qui doit venir. Et c’est vrai, le Sauveur du monde sauve le monde. Personne n’a en charge le statut du monde que Dieu lui-même ! Personne ne sauve le monde par sa propre pensée ou par ses propres projets, si beaux soient-ils.

Effaçons-nous devant le seul Sauveur, Jésus le Christ, pour devenir les témoins que c’est par Lui que nous sommes sauvés. Voilà l’unique Bonne Nouvelle dont nous sommes témoins.

Il est ressuscité Celui que la violence du monde a crucifié. Le salut est acquis par le Christ, non pas automatiquement, et sans nous, et une fois pour toute sur la croix. Mais sa résurrection atteste qu’Il a vaincu le mal et la mort. Désormais nous sommes entrainés vers la vie. Telle est notre joie, une joie que nous ne pouvons pas garder pour nous. Voici que nous avons reçu grâce pour grâce : la Parole de Dieu, enfin éditée, traduite et commentée, lumière qui éclaire notre route. Et en particulier l’Évangile du salut : la vie de Jésus, notre frère et notre Sauveur. Par son Esprit Saint nous pouvons marcher aujourd’hui à sa suite. L’Église a transmis le témoignage des Apôtres, les témoins de la Résurrection, sans qui notre foi est vaine. Celui qui doit venir n’est donc pas sans visage, sans garantie : c’est le Jésus de Nazareth, Fils de dieu et Fils de l’homme. Il est déjà venu dans notre chair, il a déjà fait naître la joie dans le monde et il est entré dans Sa gloire le matin de Pâques. Il est vivant, c’est Lui qui est au milieu de nous et qui nous accorde le pardon du Père dans son Église. Il est celui qui reçoit en sa résurrection notre prière et notre réponse de foi. C’est lui que nous venons rencontrer chaque dimanche car nous savons qu’il est venu nous rencontrer.

Alors qu’attendons-nous ? Quelle espérance ce temps de l’Avent vient-il éveiller ? Celui qui est venu dans la chair ne revient pas comme si de rien n’était : Il vient dans Sa gloire, Il vient dans Sa résurrection ! L’Église est au cœur du monde le signe de la joie des témoins du Christ ressuscité. Mais portons-nous cette joie au monde ? Sommes-nous gagnés par la résurrection du Christ ?

Nous ne savons ni le jour, ni l’heure, mais nous croyons que dans Sa gloire Il vient nous ouvrir à la joie définitive des enfants de Dieu sauvés par le Christ. Laissons nous emporter par cette joie. A Noël nous ne fêtons pas simplement l’anniversaire d’une merveilleuse naissance, nous célébrons et reconnaissons la venue de Dieu dans notre chair pour que nous puissions être emportés dans Sa gloire.

A nous de naître à la joie, de faire grandir la Bonne Nouvelle dans nos vies. Plus encore que les prophètes, certifions par nos témoignages de joie que le Sauveur réalise les promesses et renouvelle l’Alliance entre Dieu et toute l’humanité.

Et que la joie de Dieu devienne la nôtre, communicative et victorieuse de notre tristesse, mieux, de nos peurs... mieux encore, de nos démissions. Maranatha, viens dans Ta gloire ! Fr. Gilles Danroc, op




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 Que ta joie soit parfaite Et nul ne pourra te la ravir ! (Jn 16, 22-24)



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