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Epiphanie du Seigneur : Une fête, un Fils, une Foi !

Marseille, 4 janvier 2009

 

En ligne depuis le lundi 4 janvier 2010.
 
 

Contre une imagerie d’Epinal qui ne retient de l’adoration des Mages que l’exotisme d’étrangers surgis de mondes périphériques -sans compter la méchanceté machiavélique d’Hérode et sa fureur du pouvoir-, qui ne reconnaît dans cette adoration que la victoire préfigurée et prématurément acquise du bébé de la crèche -en gommant trop vite le mystère de la Croix-, comment apprécier cette manifestation, cette Epiphanie du Seigneur ?

D’abord, une fête ! Il faut être passé par l’épreuve, l’abandon, la solitude, à Dieu ne plaise parfois par le péché même, pour être en mesure d’apprécier cette fête : A la désolation, fait place la lumière, la joie. Alors que chacun était occupé à son train-train, qu’on s’accommodait et se lamentait de concert de toutes ces ténèbres, de toutes ces injustices, alors qu’on n’attendait plus rien et désespérait de tout : des difficultés de la vie, de la situation misérable des petits, de l’arrogance et de l’arbitraire des puissants ; alors qu’on ne croyait plus vraiment à ce Dieu censé être présent à son Peuple, à ce Dieu cause et source de tout salut, voici qu’une lumière s’est levée à l’Orient, que les ténèbres n’ont plus d’emprise sur les peuples dominés et réduits en esclavage ; que les uns et les autres, rassemblés de partout, marchent au diapason et dans la joie à la rencontre de Celui qui dilatera leurs cœurs ; que de surcroît, plus qu’une rencontre, plus qu’une offrande de leurs personnes, c’est la louange du Seigneur qui est sur toutes les lèvres. Lève-toi la stérile car le Seigneur t’a engendré de nombreux fils, de par toute la terre, de tous les coins de l’univers ! Redressez-vous les mortels car le Seigneur a dressé sa Tente parmi nous et que du rejeton de David nous vient le salut de notre Dieu ! Réjouissez-vous damnés de la terre car les Cieux se sont ouverts et que le chemin du Ciel est rouvert pour nous permettre d’aller à la rencontre du Père ! C’est fête aujourd’hui sur terre car le Souverain du monde, dans la faiblesse de la chair, nous accueille, nous engendre à la vie de Dieu, refait de chacun de nous et de tous un citoyen des cieux : Dieu s’est fait homme pour que les hommes deviennent Dieu. En Jésus, Dieu nous manifeste un Sauveur et c’est cela la fête !

Ensuite, un Fils ! Une seule condition pour être de la fête, pour être admis à la manifestation du Seigneur : reconnaître le Fils qui nous a été donné et l’adorer ! Il suffit de dévoiler notre humanité face au nouveau-né de la crèche, baisser les armes, ôter les armures, fendre la carapace pour nous laisser attendrir par Celui qui vient parmi nous et qui, en dépit de sa fragilité, est déjà pour nous puissance de Dieu dans la vie des hommes, chemin de notre salut à la rencontre du Père, cieux nouveaux éclairant nos nuits et nos ténèbres, lumière divine qui nous conduit à la vérité et à l’amour de notre Dieu. Dans le bambin de la crèche, dans ce bout de chou, dans ce petit d’homme, c’est le salut qui nous est offert, donné, manifesté. Désormais celui qui reconnaît en Jésus, enfant des hommes, le Sauveur, alors il lui donnera de naître en Dieu, de devenir à son tour graine divine, enfant de Dieu. L’Epiphanie du Fils, c’est Jésus manifesté comme sauveur de tous les hommes mais aussi c’est la reconnaissance qu’à notre tour, et les uns et les autres, nous avons vocation à devenir enfants de Dieu, frères et sœurs en Jésus, fils et filles d’un même père, de notre Père des cieux. Si le Fils nous est manifesté comme source de tout salut, l’Epiphanie nous touche aussi car elle manifeste que nous avons à devenir enfants, fils et filles de Dieu, à la suite du Sauveur ! Et seul l’enfant-Dieu nous donne de devenir enfants de Dieu !

Enfin, une Foi ! A l’avènement, à la manifestation du divin sur notre terre, à cette fête céleste à laquelle nous participons, en réponse au don du Fils unique, du Bien-aimé du Père, répond notre foi. Et cette présence des mages à Bethléem signifie l’universalité du salut promis à tous : d’où qu’ils viennent et peu importe leur origine à condition qu’ils aient foi, qu’ils donnent leur foi, qu’ils s’en remettent au nouveau-né de la crèche. Oui, nonobstant nos origines, nos diversités, nos compétences, nous sommes appelés à connaître Dieu par la foi donnée au Jésus de la crèche. Notre chemin vers le Père est touché par la grâce de l’enfant nouveau-né de la crèche. Pour autant, cette foi donnée, il nous faut l’affermir, la faire grandir, la faire connaître autour de nous : comme les Mages, il importe de retourner chez soi, de s’en retourner au charbon mais habités de ce trésor divin procuré à la crèche, en Jésus sauveur ! Puisque le Fils nous est donné, que par Lui nous sommes adonnés aux réalités du ciel, il importe de vivre cela sur nos chemins, dans nos terres et à nos façons : réaliser en l’épaisseur de nos vies notre vocation divine, être fidèles à l’enfant de Bethléem pour devenir enfants de Dieu, vivre ce salut apporté par l’Emmanuel, Dieu avec nous, être en tout et tout à Jésus, Sauveur du monde !

Que cette Epiphanie de notre Seigneur nous manifeste la présence et la puissance de notre Dieu au secours de notre humanité, qu’elle nous conduise au Père de toute grâce et de toute bonté par la révélation et la connaissance du Fils bien-aimé et que, dans la foi et par notre foi, nous grandissions en esprit et en vérité dans l’amour de notre Dieu manifesté par le nouveau-né de la crèche.




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 Epiphanie du Seigneur : Une fête, un Fils, une Foi !



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