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Ta foi t’a sauvée

En ligne depuis le mercredi 16 juin 2010.
 
 

Quelle Bonne Nouvelle ! Oui, quel Évangile ! Dé­jà simplement au plan humain. Voici que la femme de mauvaise vie devient porteuse de joie et de questions, servante au grand cœur et vraie amie de Jésus. Elle est même placée au point focal du festin chez le pharisien. Alors Jésus ne cache pas son bonheur. On perçoit comme une immense harmonie : le parfum, les saveurs du repas, sans doute les belles nappes et les fleurs, les paro­les de vie et bientôt les chants. Le pharisien étriqué est vaincu. Et la femme devient elle-même, enfin.

Dans la relation à Dieu, cet Évangile est encore plus fort. A son hôte, le Christ présente un chemin d’ouverture, comme aux autres invités. A la pécheresse, Jésus pardonne tout : il sauve sa foi blessée. En opposition aux légalistes, il accueil­le la . brebis en danger. Le Seigneur a aimé cel­le-ci spécialement et sur elle il répand sa misé­ricorde. Il dit au pharisien Simon :"Si je te dé­clare que tous ses péchés sont pardonnes, c’est parce qu’elle a montré beaucoup d’amour". Pour des petits débiteurs, quand la somme est an­nulée, c’est bien. Mais, pour ceux qui doivent dix fois plus, l’effacement de la dette est une explosion de vie - j’étais comme tué. Je suis sauvé !-. La pécheresse est humble mais elle a pris l’ini­tiative ; cet homme si vrai, elle a voulu venir le toucher et le rencontrer. En forte attitude de ser­vice, elle se convertit à Dieu. Par l’amitié avec le Christ, sa vie est relancée !

Dans la 1ère lecture, un événement aussi vigoureux a fait prier David et l’a inondé de pardon. Surtout, souvenez-vous de tant de pages d’Évangile qui racontent des super-renaissances grâce à l’Amour divin, alléluia ! A notre époque, pour vraiment revivre, il faut, je crois, éviter deux écueils.

Si on reste à l’extérieur, en marge, on est tenté de gémir sans fin sur les fautes de l’institution Eglise et particulièrement sur certains de ses membres. Mieux vaut rentrer pour écouter davantage le Sauveur et participer à son Corps. Engageons-nous pour plus de justice et de clarté, là et par­tout. Au contraire, si on gémit comme de l’intérieur d’une Église assaillie, si on se lamente parce que les gens ne suivent plus la religion ni la morale tradi­tionnelle, on ressemble à ce pharisien. Annonçons plutôt le salut, au souffle de l’Esprit. Et, en ce XXIème siècle, la foi rayonnera. Multiplions les groupes, comme"Bible et vie", qui recomposeront le tissu de la Communauté chrétienne !

Justement, je suis passionné par la fin de l’évangi­le de ce jour, par ce mouvement du Royaume en mar­che où des femmes sont actives, pas seulement la Vie : ge Marie. A travers villes et villages, Jésus marche (il marche encore aujourd’hui). Il forme un groupe de responsables. Et des femmes, qu’il a relevées, aident Jésus et l’écoutent. Cela préfigure la jeune Église. Au seuil de la Pentecôte, avec les Douze il y a la Mère du Christ - pleine de l’Esprit - et probablement Jeanne, Suzanne, Madeleine, Salomé et telle cousine de Jésus (Luc 8 2-3 ; Marc 15,40 ; Actes 1,14). De­puis Pâques, leur foi a grandi. Dans les Actes des Apôtres, Luc décrit des femmes chrétiennes comme la marchande Lydie et Priscille. Saint Paul, de son cô té, en cite plusieurs autres.

Frères et sœurs, n’ayons pas peur de l’amitié ni des groupes communautaires. A travers les sentiments et les rencontres, le meilleur de Dieu peut passer : l’Amour miséricordieux ! Souvenons-nous des moments décisifs où Dieu a donné sens à notre petite existence. Rappelons-nous tel engagement, telle façon de laver les pieds des per­sonnes souffrantes ou opprimées par d’autres gens. Il m’a dit"Ta foi t’a sauvé". Et, à la suite du Jeudi saint, il répète :"vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres"(Jean 13,14). Au lieu d’être des plaintifs ou des petits jouisseurs dans un monde globalisé et déclinant, au lieu d’être"prisonniers de la violence et du péché, aimons Dieu passionnément, puis servons nos frères et soeurs humains de deux façons : .dans la construction d’une société plus juste .et dans l’annonce explicite : Christ nous a sau­vés !

Laver les pieds, servir, et proclamer le salut : tout cela autant que jésus l’a fait, donc jusqu’à la mort. En 1ère lecture, nous avons entendu ce que Paul écrivait aux Galates :"Jésus m’a aimé, il s’est donné pour moi". Et nous comprenons que l’apôtre .pense l’en fait, la Loi juive a tué Jé­sus, la Loi et ses partisans intempestifs. Mais la foi en Christ me sauve. Même si je suis crucifié avec lui, surtout il me fait vivre, il vit en moi !’ Frère ou sœur, revenant de loin, tu as ta place dans la communauté des chrétiens, avant Simon le pharisien. Des"mouvements"comme le C.C.F.D.(catho­liques pour le Développement) ou 1’A.C.A.T.(chré­tiens contre la torture) ont besoin de renforts. Que feras-tu, la semaine prochaine ou dans quel­ques mois : un service vrai, pas seulement en quantité mais en qualité ? Quelle personne surtout seras-tu, en relation par-donnée, grâce au Dieu vivant ?




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 Ta foi t’a sauvée



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