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Accueil >> Ordinaire >> Semaine 18 >>   VANITE - VERTU - VENUE.

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VANITE - VERTU - VENUE.

Marseille, 01.08.2010

 

En ligne depuis le mardi 18 janvier 2011.
 
 

Vanité des vanités : D’aucuns se démobiliseraient, verseraient dans l’indifférence absolue, dans un relativisme total. Bien au contraire, il faut se mobiliser, trier entre l’accessoire et l’important, discerner l’essentiel, choisir entre ce qui n’en vaut pas la peine et ce qui importe, prendre le bon chemin ! Le prophète ne vient pas nous dire de baisser les bras, de tout laisser tomber car tout est égal, tout se vaudrait. Il nous brosse seulement ce qu’est une vie humaine centrée sur soi-même, enfermée sur elle, en un mot bouclée et bouchée ! Ce que n’importe qui est en mesure de réaliser : une vie que par soi, une vie que pour soi est une vie stérile, fatale, sans issue. Alors que le prophète nous incite à déboucher, à élargir, à centrer nos vies sur autre que nous-mêmes, que nous seuls : par-delà, au-delà de notre plancher des vaches, il est une ouverture, un horizon, une étendue qui seules sont en mesure de combler le vide de nos vies, de mobiliser nos efforts, de dynamiser nos êtres et nos actes. De quoi s’agit-il ? Inscrire le sens de nos vies dans la direction de Dieu, axer nos mouvances sur les pas de notre Dieu, vivre Dieu dans le présent de nos vies et dans l’aujourd’hui des hommes. Ce qui est autrement plus porteur, plus mobilisateur, plus gratifiant que de se décourager, de se lamenter et de se laisser aller à broyer du noir. Le sens de la vie humaine atteint sa plénitude quand elle communie et participe à l’essence divine. En fait, notre devenir est en Dieu qui fait la plénitude de la vie et de l’être. En somme, moins de nous-mêmes, plus à Dieu, plus de Dieu, plus en Dieu : vaste chantier, beau programme et riche perspective !

Vertu : Là encore, il ne faudrait pas réduire les choses à une simple question de morale, il y a plus que cela, il nous est dit autre chose. Non pas une vertu comme qualité morale mais attachement à la vertu en raison de Celui seul qui est vertueux et par qui il nous est donné de rejeter le mal ou de faire le bien. Plus que cela : Morts avec le Christ, notre vie reste cachée avec Lui en Dieu ; ressuscités avec le Christ, l’homme ancien s’en est allé, nous avons revêtu l’homme nouveau, celui que le Créateur refait toujours neuf ; nous recherchons les réalités d’en haut ; nous espérons partager la gloire de Celui qui nous a arrachés au pouvoir des ténèbres et de la mort, de Celui qui, en tous, est tout. La mesure de nos vies, elle se vérifie à l’aune de notre attachement et de notre amour du Christ libérateur et sauveur. La vertu est au coeur de nos vies pour peu que le Christ en soit le coeur, le centre. Il ne s’agit plus alors de la recherche d’une quelconque gouverne personnelle ou même d’une politique tirée des textes -fût-ce des Evangiles- mais par la vertu du Christ, par le Christ vertueux, de communier aux réalités célestes, de vivre de la vie divine, d’agir en frères et soeurs du Christ, le Saint de Dieu.

Venue : Dans cette parabole de l’homme riche, le Seigneur ne dénonce pas l’insatiabilité du riche, il n’exige même pas qu’il s’appauvrisse ou qu’il partage plus. Il ne fait pas l’apologie de la pauvreté, ni même la critique de la richesse. Jésus voit par-delà, au-delà : ce qu’il critique, c’est d’amasser pour soi-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu ! Fondamentalement, il attire notre attention, il dirige notre intérêt, il pointe notre regard vers ce qui est seul digne d’intérêt : c’est le temps favorable, un surgissement, un événement comme un avènement, c’est le temps de Dieu. Quoique que nous ayions, qui que que nous soyions, quoique que nous fassions, que tout soit en vue de Dieu. Non pas pour Dieu mais dans la conscience de sa présence, dans la mobilisation pour faire advenir son Règne et grandir son Royaume ; pour provoquer, hâter, précipiter, concrétiser, marquer, achever sa venue dans notre humanité et dans notre histoire. Jésus est venu, il vient et il reviendra, pourquoi ? Sinon pour marquer l’aujourd’hui de Dieu dans la vie des hommes et du monde. A quoi devons-nous être sensibles, ouverts en cette vie sinon à la présence d’un Dieu qui s’est fait connaître en Jésus Christ ; ce Jésus, envoyé du Père, qui est chemin vers Dieu et qui atteste cette venue divine dans l’histoire humaine pour que l’histoire divine soit scellée définitivement, fût-ce partiellement, en sa venue humaine. Jésus le Christ, c’est Dieu venu parmi nous, Dieu en nos vies d’hommes et de femmes d’aujourd’hui, Dieu dans l’horizon de notre monde. Faire bon accueil à Jésus, lui souhaiter en quelque sorte bienvenue, c’est accueillir la venue pour nous de ce Dieu qui vient en Jésus afin que nous devenions les bienvenus de Dieu. Donner du temps au temps, c’est conformer nos vies à la venue de Dieu, ici et maintenant, comme par le passé et dans le futur.

Non point des vaniteux mais mettre sa « vanité » en Dieu, l’accueillir, le vivre au sérieux, le laisser nous façonner et nous dimensionner à son Amour. Non point des vertueux mais placer notre vertu en Christ, lui faire confiance pour nous changer, pour revêtir l’homme nouveau, le laisser nous mener à Dieu, agir en nous pour grandir en spiritualité, en sainteté et aussi en humanité, qu’Il soit notre référence, notre modèle et notre vie. Non point des gens suffisants et imbus d’eux-mêmes, des repus, des gavés, de leurs avoirs ou de leurs qualités mais des pauvres, des craignants-Dieu, de ceux qui aspirent à et préparent la venue de Dieu en eux, en leurs vies. Là sera notre victoire !




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 VANITE - VERTU - VENUE.



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