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Accueil >> Ordinaire >> Semaine 25 >>   Salut en attente. Foi en qui et en quel Dieu ? Chance & valeur du prochain

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Salut en attente. Foi en qui et en quel Dieu ? Chance & valeur du prochain

En ligne depuis le mardi 18 janvier 2011.
 
 

S. F. P., ce n’est pas la société française de publicité - encore que, de façon globale, dans notre Eglise, le problème de la communication soit loin d’être résolu ! - mais pour salut, foi et prochain, sujets de cet entretien dominical.

D’abord, pourquoi évoquer un salut ? Le spectacle de privilégiés avachis, de riches décadents, de jouisseurs égoïstes, de nababs patentés et sensuels, tel que décrit dans ce passage du livre d’Amos, n’est pas spécifique de la société religeuse de son époque, elle est caractéristique de toute société riche qui en oublie à penser, à partager avec les pauvres et qui ne pense qu’à amasser, à entasser et à se goinfrer, à jouir. Spectacle désolant, navrant et repoussant qui ne devrait pas nous faire tomber dans la critique de la richesse, dans la défense de la pauvreté mais plutôt nous amener à nous interroger sur nous-mêmes : c’est quoi l’essentiel dans une vie humaine digne de ce nom ? Quelles sont les valeurs qui m’habitent ? Qu’est-ce qui donne sens et goût à nos vies ? Si le prophète dénonce la voluptuosité et l’indifférence des riches de ce monde, c’est parce qu’il est soucieux du désastre d’Israël oublieux de son Dieu et par voie de conséquence, peu respectueux des pauvres. A nous aujourd’hui, ce texte nous questionne : non pas où est mon salut mais d’où te vient le salut ; et encore, non pas mon seul salut mais celui du peuple auquel tu appartiens. Le salut vient de Dieu et ce Dieu sauve ceux qui en ont le désir, qui le souhaitent : généralement non pas les riches mais les pauvres, pauvres de toute sorte et de toute espèce, ceux qui désirent Dieu, qui aspirent à son salut, quelque soit leur état de vie et leur condition sociale !

Ensuite, foi. La réponse adéquate pour ceux qui sont prêts à accueillir le salut, ce salut qui vient de Dieu, c’est tout bonnement la foi. Mais foi en qui ? En quel Dieu ? Le Dieu de Jésus Christ !

- Par la foi, nous obtenons -et c’est jamais du définitif ici-bas- la vie éternelle, non pas comme seule récompense dans le futur mais comme réalité spirituelle dont nous vivons déjà, dans notre aujourd’hui et qui est cette participation à la vie du Christ, au Christ présent dans nos vies humaines.

- Cette foi, elle nous incite à témoigner, non pas seulement par de belles confessions de foi, de mots uniquement mais aussi par le témoignage de nos vies : il s’agit de dire mais aussi de faire, de croire mais aussi de pratiquer. En fait, confesser notre Dieu comme l’incarner dans nos vies : donc à nous convertir, à le suivre et en vivre, ce que les croyants, ceux qui ont reçu la foi, sont censés faire dans leur vie chrétienne !
-  Et puis, cette foi, elle nous fait connaître Dieu mais Dieu révélé en Jésus-Christ, une foi en Christ qui nous fait connaître Dieu, qui nous révèle Dieu comme Père et comme Amour. Un Dieu qui crée l’homme à son image et ressemblance ; de qui nous tenons par son Souffle créateur ; Dieu qui se choisit un peuple, peuple élu qui est celui de Dieu ; Dieu qui donne la Loi, commandements d’amour exigeants qui relie l’amour du prochain à celui que nous professons à Dieu ; Dieu qui par les prophètes nous relance sans cesse sur les chemins de la sainteté, de la vie alors que notre propension à nous écarter du chemin nous enferme dans notre infidélité, notre égocentrisme et tout compte fait, sans le salut de Dieu, dans notre perdition et notre damnation. Ce Dieu-là nous le connaissons car c’est Jésus qui nous le révèle, lui qui est chemin vers le Père, qui est notre Sauveur par sa Croix victorieuse et par sa Résurrection, qui reste présent en son Eglise car il en est la tête et qui lui déverse ses trésors de grâce, pour peu qu’elle, l’Eglise, lui reste fidèle dans son souci de toujours s’amender, de se convertir à son Amour et de l’annoncer, de le proclamer à ceux et celles qui aspirent au salut et qui sont en recherche de foi !

Enfin, après Dieu qui sauve, à Jésus notre foi, le prochain. Dans l’Evangile de ce jour, le riche qui était égoïste, ayant toujours dédaigné, tout le temps de sa vie terrestre, le Lazare pauvre, du lieu où il croupit, en vient à se soucier d’autrui mais pour en implorer l’aide. Et le voilà quémandant l’aide de Lazare. Autre trait de caractère qui pour un peu le dédouanerait, s’il ne concernait que les gens de sa propre famille : il s’inquiète du sort de ses cinq autres frères ! Effectivement, trop tard pour lui. Il s’était, sur terre, livré, abîmé et perdu dans sa richesse, égoïstement enfermé et renfermé sur lui-même et lui seul, sans souci de Dieu car ne pensant jamais au salut, oublieux de la foi de ses pères, indifférent à son prochain car ignorant manifestement le pauvre à ses côtés : il n’a que ce qu’il méritait. Quant à ses frères, ils ne valent pas mieux : quelqu’un de ressuscité leur parlerait, ils n’en seraient pas plus convaincus. Au final, quand bien même le Christ, Parole vivante de Dieu, le Ressuscité, le Vivant, se présenterait à eux, ils l’ignoreront comme ils ont ignoré Lazare, ce prochain, à leurs pieds, qui avait besoin de leur aide, envers qui ils auraient du se montrer charitables.

A contrario, pour nous c’est reconnaître que la sollicitude, la compassion pour les pauvres est signe de notre attachement au Christ, icône du Père ; qu’elle manifeste la quête d’un salut qui n’exclut aucun de nos frères, mais englobant les délaissés, les rejetés, les faibles, les pauvres ! Croyance en Dieu qui sauve mais tous ; foi en Jésus qui mène au Père, mais à ce Père qui fait miséricorde à tous ; donc incluant autrui, tout notre prochain !

Il est toujours temps de songer au salut de notre Dieu, il est grand temps de nous confier au Christ pour donner notre croyance au Père qu’il nous révèle ; il est plus que temps d’emprunter le chemin de notre prochain pour nous retrouver avec la grâce du Christ, par et en Dieu, ce Dieu de notre salut, Père de notre Seigneur Jésus Christ, lien et lieu de l’amour mutuel et réciproque, celui du prochain, en Eglise et pour le salut du monde !




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