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Accueil >> Ordinaire >> Semaine 19 >>   La foi, l’espérance et la charité... pour être des saints !

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La foi, l’espérance et la charité... pour être des saints !

7 août 2011

 

En ligne depuis le lundi 21 novembre 2011.
 
 

Une chose est sûre : il y a des jours avec et des jours sans, des semaines avec et des semaines sans. Et cette semaine, ce n’était pas une bonne semaine pour saint Pierre. Il ne vous a sans doute pas échappé que Pierre, habituellement si discret dans nos Ecritures, a été présent dans les évangiles de quatre jours sur sept.

Lundi : épisode de Jésus qui marche sur la mer. Il invite Pierre à avancer vers lui... et Pierre s’enfonce et prend peur. Reproche de Jésus : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

Jeudi : l’échange entre Pierre et Jésus à Césarée de Philippe, juste après avoir loué Pierre -en disant d’ailleurs que le mérite n’était pas de lui-, Jésus laisse tomber la terrible sentence : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Samedi : la Transfiguration et la proposition de Pierre qui n’est même pas retenue : « Il est heureux qui nous soyons ici ; dressons trois tentes ! » Encore une chance, la version que nous avons eue hier n’était pas trop dure. La même histoire, chez Marc, ajoute : « Il ne savait pas ce qu’il disait ».

Dimanche : ça recommence. Nous avons à nouveau le texte de saint Pierre qui s’enfonce dans le lac de Tibériade.

Décidemment, si ce n’est pas la saint Pierre cette semaine, le moins que l’on puisse dire c’est que c’est sa fête, que Dieu ne le rate pas. Et nous non plus nous ne le ratons pas d’ailleurs, parce que, évidemment, nous aurions mieux fait que lui. Rien n’est moins sûr, frères et sœurs... Peut-être ne nous serions pas enfoncés dans les flots... tout simplement parce que nous n’aurions pas osé nous aventurer hors de barque. Allez, avouons...


Si l’Eglise nous propose ces trois épisodes en moins d’une semaine, c’est, frères et sœurs, pour que nous prenions exemple sur saint Pierre. Pas sur ces erreurs, ses hésitations -elles ressemblent bien trop aux nôtres- mais sur ce que Jésus exige de lui. S’il l’exige de lui, c’est qu’il l’exige de nous... et ça risque d’être -un peu !- notre fête. Nous allons en prendre, ensemble, le risque.

Premier épisode, celui de lundi et celui d’aujourd’hui : Pierre qui marche sur les eaux. Jésus lui reproche son manque de foi. Et pourtant, dans notre liturgie dominicaine, nous chantons, pour la saint Pierre, une antienne qui dit : « Bienheureux es-tu Simon Pierre, car sur le rocher de ta foi, je bâtirai mon Eglise ». Le « rocher de sa foi »... et cela semble ne pas être assez ! Il nous reste sans doute de la marge pour en arriver là. Le « peu de foi » de Pierre, c’est déjà beaucoup pour nous.
Alors nous demanderons à Pierre sa foi.

Deuxième épisode, celui de jeudi : l’échange entre Pierre et Jésus à Césarée de Philippe. Pierre ne veut pas entendre l’annonce de la souffrance et de la mort du Christ. En tous cas, il ne peut pas encore l’entendre. Cela remet trop en cause ses certitudes, ses attentes. Finalement, le chemin qu’annonce Jésus le désarçonne et lui fait perdre courage. Ce n’est pas possible. Et finalement, ce que lui reproche le Maître, c’est son manque de confiance, d’espérance. Jésus voit bien que Pierre n’est pas prêt à espérer contre toute espérance. Et c’est pourtant ce Pierre qui, le matin de la Résurrection, courra vers le tombeau, plein d’espérance. On ne se hâte pas quand on n’attend plus rien.
Alors nous demanderons à Pierre son espérance.

Troisième épisode : la Transfiguration. Nous sommes montés au Thabor avec Jésus, Elie, Moïse et quelques disciples. Et Jésus s’est montré tel qu’il est véritablement, le Fils bien-aimé du Père, plein de gloire et de majesté. Pierre propose de dresser trois tentes. Ca part d’un bon sentiment, mais la proposition n’est pas retenue. Sans doute parce que cet élan du cœur de Pierre, cette charité, n’est pas encore pleinement pure, qu’elle demande à grandir, à l’image de son Maître qui donnera sa vie pour ses amis. Puis ce sera Pierre qui donnera sa vie, dans cette plénitude de la charité qu’est le martyre.
Alors nous demanderons à Pierre sa charité


Trois épisodes.
Trois vertus théologales : la foi, l’espérance et la charité.

Nous devons les demander, frères et sœurs.
Nous devons les demander parce qu’elles sont indispensables pour l’accomplissement de notre vocation de chrétien.
Si nous répondons : « Oh, la sainteté, ce n’est pas pour moi, c’est bon pour les autres... », c’est que nous manquons sans doute de foi ou d’espérance ou de charité... ou des trois peut-être.

Et ce n’est pas une question d’âge.
Comme l’a dit très justement notre pape Benoît XVI, « la sainteté n’a pas d’âge. Elle est toujours jeune. » C’est ce qu’entendront les jeunes qui se rassembleront dans quelques jours pour les JMJ de Madrid.

Demandons la foi, l’espérance et la charité.
Ce sont elles qui font les grands saints.

Et, clin d’œil de la Providence, nous commençons la semaine, dès demain, par la mémoire d’un grand saint, saint Dominique, le fondateur de l’Ordre des Prêcheurs. Un Castillan, à l’âme ardente.
Il saura intercéder pour les jeunes réunis autour du Saint Père à Madrid.
Il saura intercéder pour chacun de nous.

Il faut être des saints, frères et sœurs, Dieu le demande et l’exige.
Amen.




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 La foi, l’espérance et la charité... pour être des saints !



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