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Enfin voir Jésus

7 avril 2012

 

En ligne depuis le jeudi 25 octobre 2012.
 
 

Frères et sœurs,

Nous voici à la fin de notre Triduum. Et si nous avons bien regardé le Christ pendant le Jeudi et le Vendredi Saints, si nous l’avons regardé pour apprendre à bien voir, nous voici arrivés à l’heure de la vision justement. Il s’agit maintenant de voir !

Cela pourrait nous sembler paradoxal, cependant. Nous sommes en effet en pleine nuit et nous ne voyons pas grand-chose. La flamme de notre cierge pascal vacille dans la nuit. Elle a été relayée par celles de nos cierges, plus nombreuses, certes, mais tout aussi fragiles. Et c’est pourtant cette obscurité qui nous a permis de voir !


Mais voir quoi, au fait ? Cette flamme qui brille en notre nuit, c’est le Christ qui surgit du monde de la mort, ce monde de ténèbres qui n’a pu arrêter sa lumière. C’est la petite flamme de l’Enfant nouveau-né de Bethléem que le roi Hérode a essayé d’éteindre. C’est la lumière des nations que le vieillard Syméon a porté dans ses mains. C’est le corps du Seigneur, cloué sur la Croix, comme sur un lampadaire, qui éclaire tous les peuples.

Cette lumière, c’est le Christ. L’avez-vous vu ?


Nos deux dernières homélies s’achevaient par la même invitation à ouvrir les yeux de notre cœur pour voir le Christ Jésus. Et, en cette nuit, ce sont nos oreilles qu’il a fallu ouvrir en grand et notre cœur pour le voir, lui, notre Sauveur, qui vient accomplir les Ecritures.

Le Christ, nouvel Adam, le premier-né de la création nouvelle.
Le Christ, nouvel Isaac, qui porte le bois de son sacrifice.
Le Christ, nouveau Moïse, qui fait passer son peuple de l’esclavage du péché à la liberté par les eaux du baptême.
Le Christ, Verbe de Dieu, qui vient accomplir les paroles des prophètes.

Tous ces textes annoncent l’accomplissement des promesses dans le Christ. L’avez-vous vu ?


Et enfin, notre évangile vient confirmer l’importance du regard, puisque ce sont trois références à la vue que nous y trouvons.

La première concerne le regard des femmes qui viennent de grand matin au tombeau. Au premier regard, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre du tombeau. Leurs sens sont en éveil. Elles se rendent bien compte que quelque chose vient de se passer. Si elles savaient, vraiment, ce n’est pas de peur qu’elles se seraient enfuies, mais de joie !

La deuxième nous dit qu’en entrant dans le tombeau, elles virent (...) un jeune homme vêtu de blanc. La peur les paralyse et finalement les empêche de comprendre ce qui se passe.

La troisième et dernière référence s’adresse à Pierre et aux disciples qui verront Jésus de Nazareth, le Crucifié, en Galilée, là où il les précède. Ils vont enfin voir, revoir, Jésus !

Cette démarche des femmes, frères et sœurs, c’est un résumé de notre vie. Voir les choses de loin. Voir notre tombeau de loin... qui finalement n’est pas si loin que ça, parce qu’une vie, ça passe vite. Entrer dans le tombeau à la fin de notre vie, peut-être paralysés par la peur de cette mort qui nous effraye toujours un peu. Et enfin, voir Jésus.


En cette nuit, nous l’avons vu dans la lumière de notre cierge pascal.
Nous l’avons vu dans les Écritures.
Nous l’avons vu, qui nous fait signe, par-delà la mort.

Le Christ est ressuscité, alléluia.
Il est notre résurrection et notre vie !
Amen, alléluia.




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