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Accueil >> Carême >> Semaine 1 >>   Le Baptême : avec le Christ, un engagement au combat spirituel

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Le Baptême : avec le Christ, un engagement au combat spirituel

1er mars 1998

 

En ligne depuis le lundi 25 juillet 2005.
 
 

Mercredi dernier, nous avons médité sur les trois moyens à la fois forts et simples, mis à notre disposition pour vivre le Carême en vérité, à savoir l’aumône, la prière et le jeûne. Le Carême, temps de libération ou qui nous fait imiter de plus près le Christ dans cette expérience singulière avec le diable, précédant le débuts de son ministère public. Le Carême, temps aussi de préparation intense à la belle fête de Pâque Mais le Carême d’abord et surtout temps pédagogique qui doit rejaillir sur toute l’année liturgique et la vie chrétienne dans son ensemble. Puissant stimulant, véritable entraînement au combat spirituel, retenez bien cela. Et ce n’est pas un hasard s’il s’ouvre justement par le récit des Tentations de Jésus au Désert.

En relisant encore et encore ce texte ces derniers jours, j’ai réalisé que la grande Tentation se résume à un "si", le voilà le doute systématique qui s’insinue dans notre raison, notre esprit et il nous faut passer du " si jamais tu es le Fils de Dieu... au cas où... mais je n’en suis pas très sûr ". C’est le réflexe commun de tant de nos contemporains. Eh bien, il nous faut passer du " si " au " parce que " : " Parce que tu es vraiment le Fils de Dieu " ; c’est une certitude, nous le savons dans la foi et cette vérité donne son fondement,sa signification à toute notre existence. Dans ce dialogue étonnant, sans témoin, entre Jésus et le diable, il était bien normal que le Tentateur, père du mensonge, commence ses phrases par " si " : il dévoile là son astuce, sa volonté de déstabiliser. Dans le cas précis de ce face à face, il s’agit d’une provocation ouverte, d’un défi, d’un challenge : " prouve-moi qui tu es, montre-moi que tu es Dieu ". Nous retrouvons ici la trame constante et continue de tout l’Évangile : la question de l’identité de Jésus : qui donc est-il ? Pour vous, qui suis-je ? Alors voici que Jésus est mis à l’épreuve sur trois registres classiques d’exercice du pouvoir humain selon les critères du monde. Et Il va répondre du tac au tac à ces trois tentations, sans artifice particulier, ni effets spéciaux, ni gestes spectaculaires ; il répond avec la seule arme dont il dispose, la plus digne de lui, la Parole de Dieu son Père, lui qui est le Verbe fait Chair. Cette attitude, cela vaut pour tous les baptisés dans cette course qu’est la vie chrétienne, dans le combat spirituel que nous avons à mener, nous pouvons compter sur l’appui sûr de la Parole de Vie et sur l’Esprit-Saint, l’Avocat qui se tient auprès de nous, en nous, pour nous dire ce qu’il convient de faire. Cet immersion dans la Parole de Dieu est en même temps le meilleur moyen pour nous de connaître, d’aimer Christ.

Mais en plus de cette Parole, le Christ répond aussi au diable par une manière d’être, un comportement qui se résume en deux vertus essentielles que nous sommes invités à imiter et ces deux vertus sont douceur et l’humilité. La diable, outre sa ruse et son astuce, essaie toujours de forcer la porte, de faire violence à notre liberté. Nous en avons encore la démonstration avec l’épisode de ce jour : sa séduction est agressive, captatrice ; père du mensonge, il viole délibérément la vérité. Face à cela, le Christ oppose la douceur qui est pour nous une béatitude. Douceur qui n’est pas mollesse mais suppose au contraire une grande fermeté intérieur une maîtrise de soi, un équilibre spirituel.

Et puis, ne l’oublions pas, le diable est porte-lumière (Lucifer), prince de l’orgueil. Il se prend pour Dieu, veut se faire reconnaître comme tel (prosterne-toi devant moi) ; en un mot, il est l’orgueil personnifié. En face de lui, il y a le Fils parfaitement obéissant, le Serviteur souffrant, celui qui n’a pas retenu jalousement le rang qui l’égalait à Dieu mais s’est anéanti jusqu’à souffrir la mort, et la mort sur une Croix.

Voilà qui est notre Dieu, doux et humble de coeur, celui qui nous appelle à marcher à sa suite. Celui qui aujourd’hui, remporte une première victoire sur les forces du mal, en attendant la victoire sur la mort au matin de la Résurrection. Amen.




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 Le Baptême : avec le Christ, un engagement au combat spirituel



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